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Municipales 2026 à Martigues : "Jean-Luc Di Maria, c’est l’ego qui le dirige", dénonce Emmanuel Fouquart (RN) sur Maritima

3min

Par Maritima 19/03/2026 à 16:37

Arrivé en deuxième position au premier tour avec 28 % des voix, Emmanuel Fouquart (Rassemblement National) croit fermement à l'alternance. Invité ce midi sur Maritima, le candidat a fustigé le refus d’alliance de Jean-Luc Di Maria, qu'il accuse de faire le jeu du maire sortant Gaby Charroux. Entre révélations sur les négociations et mise au point sur le projet de mosquée, Emmanuel Fouquart lance la bataille du second tour.

À Martigues, le scénario de la triangulaire est acté. Malgré un écart de 1 600 voix avec Gaby Charroux (35,72 %), Emmanuel Fouquart estime que tout reste possible. "Le résultat est très bon, c’est un score honorable en amélioration de 7 points par rapport à 2020", analyse-t-il au micro de Manuel Danloy, avant de livrer une lecture cinglante du score du maire sortant : "Il faut remarquer que Gaby Charroux est le maire communiste le plus mal élu du département. Les autres ont été élus au premier tour, lui plafonne à 35 %."

 

Les coulisses de l’alliance ratée avec Di Maria

L'entretien a été marqué par les révélations du candidat RN sur les discussions menées avec Jean-Luc Di Maria (25,34 %) pour tenter de faire basculer la ville. Selon Emmanuel Fouquart, c’est "l’ego" du candidat divers droite qui a fait capoter l’union.

"Monsieur Di Maria veut être le premier. Il est arrivé troisième, mais il veut diriger", regrette-t-il. Emmanuel Fouquart a détaillé l'offre qu'il avait mise sur la table :

  • Trois postes d’adjoints pour la liste Di Maria, dont celui de Premier Adjoint.

  • Un poste à la Métropole.

  • Quatre conseillers municipaux en position éligible.

  • Le soutien pour être le futur candidat aux élections départementales. "Je lui ai même proposé de ne mettre personne face à lui pour les départementales. Malgré cela, il a refusé. Cela prouve qu'il ne souhaite pas réellement le changement pour la ville", tance le candidat RN.

 

Le point de rupture : le projet de mosquée

Interrogé sur le point de divergence majeur évoqué par Jean-Luc Di Maria — la construction d'une mosquée — Emmanuel Fouquart a tenu à rétablir sa vérité.
"Monsieur Di Maria dit qu’il va donner un terrain pour construire une mosquée. Je lui ai dit non, car donner un terrain est illégal. On n'a pas le droit", martèle-t-il.

S'il affirme ne pas être opposé à ce que les fidèles disposent d'un lieu "digne", il refuse tout financement public : "S'il y a un projet financé par les personnes concernées, on ne peut pas s'y opposer. Mais Monsieur Di Maria a renoncé à l'alliance dès qu'il a compris qu'il ne serait pas premier."

 

L'appel aux 16 000 abstentionnistes

Pour l'emporter dimanche, le Rassemblement National mise sur un sursaut civique. "Il y a 16 000 électeurs qui ne sont pas venus voter. On travaille sur ces listes, on fait du porte-à-porte", explique Emmanuel Fouquart. Pour lui, la dynamique est claire : "53 % des électeurs ont voté contre Gaby Charroux. La seule liste capable de l'emporter et de battre les idées communistes, c’est la nôtre."

Enfin, le candidat a clarifié son avenir personnel. S'il n'est pas élu maire, il confirme qu'il siégera dans l'opposition : "Je resterai au conseil municipal. Je libérerai mon mandat le plus ancien pour me consacrer à Martigues."

Emmanuel Fouquart tient son meeting de second tour ce soir à 19h, salle Raoul Duffy à Martigues.

 

 

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