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Municipales 2026 à Miramas : candidats, enjeux et programmes5min
Par Maritima 27/02/2026 à 08:15
Entre bilan d'expérience et soif de renouveau, Frédéric Vigouroux remet son fauteuil en jeu face à une gauche citoyenne offensive et un Rassemblement National en embuscade. Retrouvez notre récap des trois candidatures pour la mairie de Miramas dans cet article.
À l’approche des élections municipales de 2026, la ville de Miramas se prépare à un affrontement politique majeur. Frédéric Vigouroux, maire sortant classé divers gauche, brigue un quatrième mandat consécutif, fort d'une présence installée depuis 2008. Face à lui, deux adversaires déterminés cherchent à briser cette hégémonie : Errol Ferrer, représentant d'une gauche citoyenne soutenue par LFI et le écologistes, et Killian Santana, qui porte les couleurs du Rassemblement National.
Frédéric Vigouroux : l'assurance d'un capitaine au long cours
Frédéric Vigouroux, maire divers gauche de Miramas, sollicite un nouveau mandat avec la liste "Pour Miramas 2026" et une feuille de route structurée autour de trois piliers : « protéger les habitants », « adapter la ville à l'évolution climatique » et « innover » pour l'emploi. Fort de ses mandats précédents, il revendique une transformation profonde de la commune : « sur l'image de la ville, elle a effectivement changé, elle est devenue beaucoup plus attractive ». Pour lui, l'action municipale doit être globale, allant de la « rénovation des écoles » à la « végétalisation ». Face aux enjeux de sécurité, il rejette tout procès en laxisme, affirmant que ses services obtiennent « de très bons résultats » grâce à une stratégie alliant « 143 caméras » et prévention. S'appuyant sur son expérience, il balaie les clivages partisans pour se concentrer sur les attentes concrètes : « ce qui compte, c'est ce que les habitants de Miramas vont m'indiquer dans ce vote ». Il se présente comme un gestionnaire de terrain, rappelant qu'il est « toujours dehors, la nuit, le jour, tout le monde le sait ».
Errol Ferrer : pour une réappropriation démocratique de la ville
Candidat d'une gauche citoyenne, Errol Ferrer entend porter une « vision politique » et non une simple « vision de gestionnaire » avec sa liste "Ensemble pour demain". Son objectif prioritaire est de « redonner du sens à Miramas par sa population » car il estime que « depuis 18 ans au moins, la population a été écartée de toutes les décisions importantes qui les concernent ». Il critique vertement l'absence de consultation sur les grands chantiers passés : « Si on demande à la population, est-ce qu'ils ont été associés à la construction du Village des Marques, est-ce qu'ils ont été associés à la construction du stade ? [...] Non ». Pour remédier à ce qu'il qualifie de parole « confisquée » par les élus, il souhaite « remettre la population au cœur de la commune et au cœur des décisions » en s'appuyant sur « l’intelligence collective ». Sur le plan environnemental, Errol Ferrer rejette une écologie de façade : « L'écologie, ce n'est pas un mot-valise, ce n'est pas un supplément d'âme ». Il prône un « véritable plan nature » avec des aménagements concrets, déplorant par exemple que le lac Saint-Suspi soit aujourd'hui « magnifique mais pas du tout aménagé ».
Killian Santana : l'ambition d'un ordre nouveau sous la bannière RN
Pour Killian Santana, candidat du Rassemblement National avec sa liste "Redonnons espoir à Miramas", le constat est sans appel : « la principale priorité bien évidemment, c'est la sécurité ». Il dénonce une situation devenue intenable dans certains secteurs : « Les Miramasséens, dans de nombreux quartiers, se sentent mis de côté » et pointe du doigt « de nombreux faits d'insécurité, de criminalité dans la ville, des commerces attaqués à l'arme de guerre ». Face à Frédéric Vigouroux, le jeune homme de 25 ans oppose sa jeunesse comme une force et critique le bilan du maire sortant après 18 ans de mandat : « Quel est le bilan de Frédéric Vigouroux si ce n'est avoir aggravé le clientélisme, aggravé l'insécurité ? ». Son programme vise à « redynamiser ce centre-ville » par des festivités et à offrir des perspectives à la jeunesse, qu'il estime « trop souvent laissée de côté aujourd'hui à Miramas ». En conclusion, il appelle à un changement radical de méthode : « je pense qu'aujourd'hui on a besoin d'un renouveau, on a besoin d'une redynamisation dans cette ville ».
En 2020, le maire sortant était repassé dès le 1er tour
En 2020 Frédéric Vigouroux avait été réélu dès le premier tour avec 66% des suffrages exprimés. Le Rassemblement National était arrivé en deuxième position avec 19%, la tête de liste à l’époque était Romain Tonussi, élu député de la 8ème circonscription lors des dernières éléctions législatives. La liste de gauche portée par Gérard Geron a obtenu 11% des voix, Errol Ferrer faisait partie des collistiers. En dernière position, Ryad Boukoffa avec 3% des suffrages pour une liste divers centre. Ce dernier avait annoncé se représenter en 2026, avant de faire marche arrière quelques jours avant la date limite de dépôt de liste. Il a justifié sa décision dans un message sur les réseaux sociaux: « Mon choix est donc celui de la cohérence et de la responsabilité : ne pas participer à une configuration qui rend l’alternance impossible, et rester fidèle à l’exigence de changement que les Miramasséens sont en droit d’attendre », a-t-il notamment écrit.
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