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Municipales 2026 : Christian Estrosi appelle au front républicain à Nice et à Marseille2min
Par Maritima 16/03/2026 à 11:00
Christian Estrosi, en ballotage défavorable à Nice, a appelé lundi matin la gauche à se retirer dans sa ville et la droite à le faire à Marseille pour éviter une victoire des candidats UDR et RN.
"J'appelle très clairement, comme je l'ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national", a déclaré sur BFMTV le maire sortant (Horizons), qui a récolté près de 31% des voix au premier tour, loin derrière les 43% de son grand rival Eric Ciotti (UDR-RN).
"La ville de Nice est en danger. C'est une réalité" et une victoire UDR-RN dans la cinquième ville de France "risquerait dans les mois qui viennent de se propager partout en France", a-t-il lancé en appelant Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième avec près de 12% des voix, à "la responsabilité".
Mme Chesnel-Le Roux n'a pas répondu dans l'immédiat au maire sortant et son équipe de campagne n'était pas joignable lundi matin.
Pendant toute la campagne, elle avait fermement exclu un éventuel désistement en faveur de M. Estrosi, estimant qu'il n'était pas fondamentalement différent de M. Ciotti et évoquant "le mépris" avec lequel le maire sortant a traité les élus écologistes au conseil municipal ces six dernières années.
Parallèlement, M. Estrosi a appelé Martine Vassal (droite et centre), arrivée troisième à Marseille avec 12,41% des voix, à se désister face au risque d'une victoire du RN Franck Allisio, qui talonne avec 35% des voix le maire sortant divers gauche Benoît Payan (36,7%).
C'est "une grande républicaine et je n'ai pas de raison de douter qu'elle soit dans le même état d'esprit que le mien", a assuré M. Estrosi.
Il a également appelé Franck Proust, un des candidats de droite à Nîmes, arrivé troisième du premier tour derrière les candidats RN et de gauche au coude à coude, à se désister.
M. Estrosi a déjà été plusieurs fois bénéficiaire de désistements de la gauche pour faire barrage à l'extrême droite, en particulier aux élections régionales de 2015 et 2021.
Lors des législatives de 2024, il avait poussé son adjoint Philippe Pradal, arrivé troisième dans sa circonscription, à se désister au profit d'une candidate socialiste adoubée par le Nouveau front populaire (NFP). Mais il n'était pas allé jusque-là dans la circonscription de M. Ciotti, où le candidat NFP arrivé deuxième était LFI.
© Agence France-Presse
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