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Municipales 2026
Municipales 2026 à Salon-de-Provence : candidats, enjeux et programmes4min
Par Maritima 04/03/2026 à 08:15
Face à Nicolas Isnard, favori fort de son bilan, l'opposition se compose de trois candidats : Patrick Chini pour l’union de la gauche, Cédric Vaccarezza (RN) mise sur la sécurité de proximité, et Anaïs Giner (LFI) défend une rupture sociale et citoyenne.
Nombre d'habitants : 44 553 (Source : INSEE )
Nombre de votants : 32 330 (municipales 2020, Ministère de l'Intérieur / Insee)
Maire actuel : Nicolas Isnard, depuis avril 2014
Patrick Chini (Union de la gauche) : cap sur une démocratie participative et écologique
Ingénieur à la retraite, Patrick Chini (64 ans) porte les couleurs d’une liste ("Demain Salon") d'union de la gauche, des écologistes et des citoyens. Critique envers le bilan de la majorité sortante, il estime que les grands projets structurants de la ville datent de l’ancien maire et souhaite impulser un nouveau souffle. Son programme s'articule autour de trois engagements majeurs : instaurer une « véritable démocratie participative », accélérer la transition écologique et porter un projet social solidaire. Face à la gestion actuelle, le candidat prône un changement de méthode pour rendre Salon « plus sûre, plus solidaire et plus attractive ». Pour lui, l'enjeu est clair : après douze ans sans réels nouveaux projets d'envergure, « aujourd'hui tout ça nous voulons que ça change ».
Cédric Vaccarezza (RN) : La priorité au terrain et à la sécurité
Candidat du Rassemblement National avec la liste "Agir pour Salon", Cédric Vaccarezza entend rompre avec la politique des « slogans » et de la « vitrine » pour se concentrer sur la réalité. Son projet repose sur plusieurs thématiques comme la sécurité, le cadre de vie et le dynamisme économique. Il place la sécurité en tête de ses priorités, prévoyant notamment la mise en place d'un « camion mobile qui va pouvoir se déplacer de quartier en quartier pour faire de la prévention ». Sur le plan économique, il souhaite soulager les commerçants en baissant la taxe foncière et les tarifs d'occupation des sols, tout en rendant le stationnement plus lisible avec un « volant de gratuité ». Pour Cédric Vaccarezza, l'enjeu est de redonner vie à l'existant : « avant de penser à une solution nouvelle pour Salon, il faut déjà reprendre ce qui existe, l’améliorer et rendre à nouveau Salon vivant ».
Anaïs Giner (LFI) : un engagement de proximité avec la liste "Salon en Commun"
Candidate pour La France Insoumise, soutenue par le NPA, Anaïs Giner revient dans sa ville natale avec la volonté de transformer la gestion locale. Marquée par des problématiques du quotidien comme l'extinction de l'éclairage nocturne ou le coût des fournitures scolaires, elle souhaite avant tout redonner la parole aux habitants via un « référendum d’initiative citoyenne » pour être « vraiment à l’écoute des besoins et non décider pour eux ». Son programme mise sur une écologie sociale forte, proposant une cantine scolaire « gratuite, bio et locale » pour soutenir la santé des enfants et les agriculteurs du territoire. Enfin, face au réchauffement climatique, elle prône une « débétonnisation » massive pour créer des « îlots de fraîcheur » et multiplier les espaces verts et potagers, notamment dans les quartiers et les cours d'école.
Nicolas Isnard : le maire sortant vise un quatrième mandat
Réélu dès le premier tour lors du précédent scrutin, Nicolas Isnard aborde les municipales avec sa liste "Réussir Salon" en position de force. Il brigue un nouveau mandat avec une ambition affichée : « Cette ville m’a tout donné, j’essaie modestement de lui rendre en apportant le meilleur dans tous les domaines possibles ». Pour l'édile, l'enjeu est de cultiver cette « énergie collective » qui fait la fierté d'un peuple uni derrière sa ville. Refusant la « nationalisation » du débat, il souhaite placer l’intérêt local au-dessus des étiquettes pour poursuivre les chantiers structurants, comme la reconstruction de l'hôpital ou la réhabilitation des Canourgues. Prônant une « ambition d’excellence pour tous », il s'engage à offrir aux Salonnais « les meilleures écoles » et un cadre de vie de qualité, porté par la volonté d'offrir « ce qu'il y a de plus beau » à sa commune.
L’enjeu de ce nouveau scrutin sera de savoir si l’opposition parviendra à ébranler la série de mandats de Nicolas Isnard. En 2020, dans un contexte de forte abstention (58,73 %), le verdict des urnes avait été immédiat : le maire avait été réélu dès le premier tour avec un score écrasant de 69,42 % des suffrages. Il faisait face à six listes (gauche,centre et RN).
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