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Prévention du cancer du col de l’utérus : dépistage, vaccination et conseils du Dr Guillibert (Aix-Vitrolles)3min
Par Maritima 12/06/2026 à 08:29
C’est le 4ème cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde, et pourtant, il est presque entièrement évitable. À l’occasion de "Juin Vert", le mois dédié à la sensibilisation contre le cancer du col de l’utérus, Maritima Radio a reçu le Dr François Guillibert. Gynécologue à l’Hôpital Privé de Provence (Aix) et à Vitrolles, il dresse un constat d’espoir au micro de Manuel Danloy : avec un dépistage régulier et une vaccination élargie, ce fléau pourrait quasiment disparaître de notre région. Explications.
Un cancer évitable à 97 %
Chaque année en France, 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont déclarés. Un chiffre que les spécialistes jugent inacceptable au regard des moyens de prévention actuels. « Le cancer du col de l’utérus est l’un des seuls cancers qui est aujourd’hui évitable dans près de 97 % des cas, si le dépistage et la vaccination sont réalisés conjointement », martèle le Dr François Guillibert.
Selon le praticien, le dépistage permet déjà de réduire les risques de 90 %. L'enjeu est de repérer les lésions avant qu'elles ne deviennent cancéreuses pour simplifier la prise en charge : « Si le cancer est pris en charge tôt, c’est une conisation, un geste très simple. S’il est pris à un niveau plus tardif, cela devient très complexe, avec de la chirurgie lourde, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Le risque vital peut alors être engagé. »
Le calendrier du dépistage : de 25 à 65 ans
Le Dr Guillibert rappelle que le suivi doit être rigoureux tout au long de la vie d'une femme :
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De 25 à 30 ans : un frottis tous les 3 ans.
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De 30 à 65 ans : un test HPV tous les 5 ans.
Le problème majeur ? L'absence de signes avant-coureurs. « Il y a peu de symptômes. Lorsqu'ils apparaissent, notamment des saignements lors des rapports, c’est souvent que le cancer est déjà relativement avancé », prévient le gynécologue.
Vaccination : l'exemple inspirant de l'Australie et de l'Écosse
Pour éradiquer la maladie, la France mise désormais sur la vaccination des filles et, c’est nouveau, des garçons dès la classe de 5ème. « L’objectif national est d’avoir une couverture vaccinale à plus de 80 %. On est aujourd’hui à environ 60 % chez les filles et 45 % chez les garçons », précise le Dr Guillibert.
Le médecin cite des pays précurseurs comme l’Australie, la Suède ou l’Écosse, où le nombre de cancers du col de l'utérus « affleure désormais le zéro ». Il rappelle également que vacciner les garçons est essentiel, non seulement pour stopper la circulation du virus, mais aussi pour prévenir d'autres pathologies : « La vaccination permet de diminuer d'autres types de cancers liés au papillomavirus, comme ceux de l'anus, mais aussi de la gorge ou de la bouche. »
Où se faire dépister autour de l'Étang de Berre ?
Le Dr François Guillibert consulte à l’Hôpital Privé de Provence à Aix-en-Provence et à la Clinique de Vitrolles. Les femmes de la région sont invitées à se rapprocher de leur gynécologue, de leur médecin traitant ou d'une sage-femme pour réaliser leur test de dépistage. « Tout n’est pas fichu, si on s’y met tous, on peut encore y arriver », conclut-il avec optimisme.
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