Istres
-
Santé
Sidaction 2026 : entre idées reçues et baisse de vigilance, pourquoi les jeunes doivent (re)découvrir le dépistage3min
Par Maritima 25/03/2026 à 10:00
Alors que le week-end national du Sidaction débute ce vendredi 27 mars 2026, l'heure est à la vigilance. Une enquête alarmante révèle que les idées reçues sur le VIH progressent chez les 15-24 ans, tandis que le recours au préservatif recule. Face à ce constat, l’Espace Pluriel Jeunes (EPJ) d’Istres se mobilise et transforme ses locaux en centre de santé éphémère ce vendredi. Au programme : dépistage gratuit, anonyme et résultats rapides pour tous.
À Istres, une journée pour briser les tabous ce vendredi
Dans le cadre de la campagne nationale, l’EPJ d’Istres organise une journée de sensibilisation et de dépistage du VIH ce vendredi 27 mars, de 10h00 à 15h00.
En partenariat avec l’ENIPSE (Équipe Nationale d’Intervention en Prévention et Santé) et la Maison Régionale de Santé d'Istres, l'événement est ouvert à tous, sans distinction d'âge. Outre les tests à résultat rapide, des professionnels seront présents pour échanger sans jugement sur la sexualité, la contraception, l'IVG ou encore les infections sexuellement transmissibles (IST). Des brochures et des préservatifs seront également distribués gratuitement tout au long de la journée.
VIH et hépatites : matinée de sensibilisation le 31 à l’Hôpital Européen de Marseille
L’Hôpital Européen organise de son côté une journée de prévention et d’information sur le VIH et les hépatites le mardi 31 mars 2026, de 10h à 14h, dans son hall d’accueil. Ouvert à tous, l’événement proposera des stands, des échanges avec les soignants, des infos sur les traitements et la recherche, ainsi que le programme d’éducation thérapeutique pour les patients vivant avec le VIH. Des associations (SOS Hépatites, Réseau Santé Marseille Sud, “Vers Marseille sans Sida et sans Hépatites”) seront présentes aux côtés des professionnels de santé.
Une jeunesse de moins en moins protégée ?
Cette mobilisation locale répond à une urgence nationale soulignée par un récent sondage OpinionWay pour le Sidaction. Les chiffres sont préoccupants : bien que 60 % des 15-24 ans soient sexuellement actifs, 62 % d’entre eux reconnaissent ne pas utiliser systématiquement de préservatif.
Plus grave encore, la pratique du dépistage reste minoritaire : seuls 38 % des jeunes actifs se sont fait tester au cours de l’année écoulée. Pour Florence Thune, directrice générale de Sidaction, « la confiance reste la première raison pour ne pas réaliser de dépistage avec un nouveau partenaire. La perception du risque est encore largement mal évaluée ».
Les fausses idées ont la vie dure
L'étude révèle également une méconnaissance persistante du virus qui alimente la "sérophobie" (discrimination des personnes séropositives) :
-
39 % des jeunes pensent qu'un vaccin existe pour guérir du SIDA.
-
39 % croient que le virus peut se transmettre par un baiser.
-
33 % s'imaginent qu'on peut l'attraper sur des toilettes publiques.
Pourtant, la réalité scientifique est claire : aujourd'hui, une personne vivant avec le VIH sous traitement efficace ne transmet plus le virus. Lutter contre ces préjugés est l'un des enjeux majeurs de cette édition 2026.
Comment aider le Sidaction ?
Pendant tout le week-end (27, 28 et 29 mars), vous pouvez faire un don :
-
Par téléphone au 110 (appel gratuit).
-
Par Internet sur www.sidaction.org.
-
Par SMS en envoyant le mot DON au 92110 (don de 10€).
A lire aussi
France
-
Santé
Punaises de lit : un insecticide interdit en France continue à circuler et a fait quatre morts, alertent les autorités sanitaires
Marseille
-
Santé
Marseille : un infirmier poignardé dans le dos à l'hôpital Édouard Toulouse
Salon-de-Provence
-
Santé
Salon-de-Provence : santé mentale des étudiants, quand l’art et la nature deviennent des remèdes
Fos-sur-Mer
-
Santé
La Chrysalide Martigues et Golfe de Fos : 50 ans d'engagement pour le handicap mental

