Martigues
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Santé,
Social
« On passe de 19 jours de repos (RTT) à 4 » : la colère du personnel de l'hôpital de Martigues face aux mesures d'économie2min
Par Maritima 03/07/2026 à 15:20
Le climat est électrique au centre hospitalier des Rayettes. Face à un déficit budgétaire pointé par la Chambre Régionale des Comptes, la direction de l'hôpital de Martigues a annoncé une série de mesures d'économie drastiques touchant directement le quotidien des agents. Madame Boumezzou, déléguée CFDT, tire la sonnette d'alarme au micro de Maritima : le personnel est à bout.
À l'hôpital de Martigues, la pilule ne passe pas. Alors que les soignants font face à une nouvelle vague de chaleur éprouvante, ils ont appris la remise en cause de plusieurs de leurs acquis sociaux. Pour la CFDT, syndicat majoritaire, c'est l'étincelle de trop.
« Le ras-le-bol est général »
Invitée par Manuel Danloy, Madame Boumezzou n'a pas mâché ses mots sur la réalité de ce « plan de performance » imposé par la direction. « Nous venons d'apprendre un recul des acquis sociaux pour les personnels hospitaliers, notamment la suppression de la pause méridienne, qui ne sera plus comptée comme temps de travail effectif », explique-t-elle. Ce décompte de la pause méridienne du temps de travail effectif entraine la diminution de jours de RTT. « Un agent qui avait 19 jours de repos sur une année passe désormais à 4. Vous imaginez la gronde des hospitaliers ? Aujourd’hui, la qualité de vie au travail est bafouée. »
1 600 agents impactés : infirmières, ASH et administratifs en première ligne
Si le corps médical n'est pas touché par ces mesures, l'ensemble des autres métiers de l'hôpital est concerné. De l'infirmière à l'agent de service hospitalier (ASH) en passant par les administratifs, ce sont 1 600 personnes qui voient leurs conditions se dégrader.
« Comment fidéliser et attirer des soignants à Martigues avec de telles mesures ? », s'interroge la déléguée syndicale. Elle dénonce des agents en « souffrance psychologique et physique », épuisés par des années de crise sanitaire et un contexte budgétaire contraint. La rémunération des astreintes et les primes des infirmiers anesthésistes (IADE) sont également dans le viseur de la direction.
La direction invoque la « performance » budgétaire
Pour justifier ces coupes, la direction de l'établissement s'appuie sur un rapport de la Chambre Régionale des Comptes et sur une mission de l'ANAP (Agence nationale d'appui à la performance). L'objectif : réduire le déficit.
Une logique comptable que refuse le syndicat : « Les mesures d'économie peuvent se trouver ailleurs, notamment dans le secteur logistique, pas sur le dos des hospitaliers qui ont déjà perdu des jours de congés en 2022 et l'an dernier », martèle Madame Boumezzou.
Une journée d’action ce lundi au local CFDT
Pour répondre à cette situation, la CFDT a lancé une pétition et appelle l'ensemble du personnel à se mobiliser. Une journée d'information et d'échanges est organisée ce lundi, de 7h à 18h, au local de la CFDT de l'hôpital.
L'objectif est clair : opposer un « non catégorique » à la direction et exiger une révision de la copie avant que l'attractivité de l'hôpital ne soit définitivement compromise.
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