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Santé
Deux cas autochtones de chikungunya détectés en Corse3min
Par Maritima 24/06/2025 à 16:22
Deux cas autochtones de chikungunya ont été détectés ce week-end dans la commune de Grosseto-Prugna (Corse-du-Sud), a indiqué mardi l'Agence régionale de santé de Corse.
Le premier cas autochtone de 2025 en métropole avait été signalé le 11 juin dans le Var et le second, le 16 juin, dans l'Hérault.
Ces deux nouveaux cas sont "les premiers cas autochtones confirmés en Corse", précise l'ARS de l'île qui assure que "des mesures immédiates ont été mises en œuvre pour limiter tout risque de propagation".
"Il s’agit de deux cas d’une même famille résidant sur la commune de Grossetto-Prugna, sans antécédent de voyage en zone tropicale", ajoute l'agence en précisant que "l’évolution de leur état de santé n’est pas jugée inquiétante".
"En Corse, où la part de personnes âgées dans la population est particulièrement élevée, il est crucial de rappeler que les symptômes du chikungunya peuvent avoir des conséquences importantes chez les personnes les plus fragiles, notamment les seniors", souligne l'ARS.
Le chikungunya, transmis par le moustique tigre, se caractérise le plus souvent par une fièvre d’apparition brutale, souvent accompagnée de douleurs articulaires sévères, d'une conjonctivite et d'éruptions cutanées.
On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sur le territoire national et n'a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours qui précèdent l'apparition des symptômes.
Un seul cas autochtone de ce virus transmis par le moustique tigre avait été détecté en 2024 en métropole, en Ile-de-France, aucun en 2023. Depuis 2010 la France métropolitaine avait connu une trentaine de cas autochtones de ce virus.
Cette année l'épidémie de chikungunya, maladie se traduisant par des fièvres et des douleurs articulaires, a surtout frappé l'île de La Réunion, avec 27 morts, même si elle poursuit maintenant son déclin. On estime que 200.000 personnes ont été contaminées dans l'île depuis janvier.
Si l'épidémie recule franchement à la Réunion, elle poursuit encore sa dynamique à Mayotte, également dans l'océan Indien, où elle s'est déclarée plus tardivement.
Les températures plus chaudes qui touchent actuellement l'Hexagone favorisent l'activité des moustiques tigres, vecteurs de ce virus mais aussi de ceux de la dengue et du Zika.
© Agence France-Presse
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