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« L'expulsion est la pire des solutions » : la Fondation pour le Logement dénonce un nouveau record d'expulsions en 20253min
Par Maritima 01/04/2026 à 16:07
En 2025, la France a franchi un nouveau sommet avec 30 500 expulsions locatives réalisées. Mais la réalité est bien plus sombre : en comptant les familles qui quittent leur logement de peur d'une intervention policière, "ce sont près de 200 000 personnes qui ont subi ce traumatisme l'an dernier", estime la Fondation pour le Logement. Une hausse vertigineuse de 25 %.
Un traumatisme aux conséquences durables
Vivre une expulsion n'est pas un simple déménagement forcé, "c'est un traumatisme" estime la Fondation pour le Logement qui alerte sur les conséquences dévastatrices pour la santé psychique et physique des ménages, la vie professionnelle des parents et, surtout, la scolarisation des enfants.
Le constat après l'expulsion est accablant : un tiers des familles n’a toujours pas retrouvé de solution de logement durable un an après les faits, et parfois même après trois ans. Ces milliers de foyers finissent par grossir les rangs déjà saturés de l'hébergement d'urgence à Marseille et dans les grandes villes de la région, ou se retrouvent contraints de vivre dans leur voiture ou à la rue.
La Loi Kasbarian pointée du doigt
Pour la Fondation, cette accélération des expulsions est le résultat direct d'un choix politique. Elle dénonce notamment les effets de la loi Kasbarian de juillet 2023, qui facilite et accélère les procédures au détriment de la prévention.
Alors qu'un plan de prévention avait été esquissé par le passé, l'actuel ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, est accusé par l'association de rester "silencieux face à ce drame" et de vouloir durcir encore la répression.
Les solutions pour éviter l'impasse
Face à cette "saignée sociale", Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le Logement, appelle à un changement radical de cap :
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Encadrer les loyers de manière stricte.
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Revaloriser les APL pour soutenir le pouvoir d'achat des locataires.
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Produire massivement des logements sociaux, particulièrement dans notre département où la demande explose.
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Reloger les ménages prioritaires DALO (plus de 100 000 familles sont toujours en attente en France).
"Il en va de la responsabilité de l’État et de notre cohésion sociale", conclut la Fondation. Le message est clair : sans une politique de relogement efficace, la situation risque de devenir incontrôlable dans les centres-villes déjà fragilisés comme celui de Marseille.
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