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Colère des lycéens, Rachel Veran (SNES-FSU) dénonce le manque de moyens3min
Par Manuel Danloy29/09/2026 à 17:30
Au Lycée Arthur Rimbaud d'Istres, l'émotion reste vive après la violente agression subie par une enseignante jeudi dernier. Professeur d'anglais dans l'établissement et représentante SNES-FSU, Rachel Veran exprime la solidarité du corps enseignant envers la colère des lycéens et pointe un manque criant de moyens dans l'Éducation nationale.
Alors que des mobilisations lycéennes touchent plusieurs établissements de la région, notamment à Istres et à Martigues (aux lycées Langevin et Lurçat), le malaise au sein de la communauté éducative s'amplifie. Interrogée par la radio Maritima, Rachel Veran ne cache pas sa compréhension face à cette vague d'inquiétude.
« Nous partageons la colère et les inquiétudes des lycéens »
Interpellée sur la colère manifestée par les élèves depuis quelques jours, la représentante syndicale affirme que cette réaction est largement comprise par les équipes pédagogiques : « Nous la comprenons et même nous la partageons. Nous partageons leur colère, nous partageons leurs inquiétudes face à un système éducatif qui est en chute libre et qui devient un champ de ruines. »
Pour l'enseignante, la crise de sécurité et la montée de la violence dans les établissements sont directement liées à un manque d'effectifs et de structures d'encadrement au quotidien : « On constate qu'en fait, le manque de moyens attribué à l'Éducation nationale est une conséquence directe de ce qui se passe dans nos établissements aujourd'hui. On manque d'AED, on manque d'AESH, on manque de formation... Et tout ça, eh bien ça amène parfois à des frustrations, à des désillusions et à de la violence. »
Après la violence, l'onde de choc au quotidien
Plusieurs jours après le drame survenu au lycée istréen, le traumatisme reste omniprésent parmi les équipes du lycée Arthur Rimbaud. La collègue victime de l'agression souffre notamment de blessures physiques — avec plusieurs jours d'ITT et des fractures — ainsi que d'un fort traumatisme moral et psychologique. « Je vous avoue qu'on est toujours très émus, très bouleversés par ce qui s'est passé, et parce que la collègue a dû vivre et va vivre pendant encore plusieurs semaines et plusieurs mois probablement. »
Dans la salle des profs, l'agression est devenue le sujet central de toutes les discussions : « Tous les jours, c'est une obsession. Il y a eu un avant et un après cette agression, oui. »
Face à ce climat, le personnel éducatif et les syndicats réclament des réponses concrètes et des moyens humains supplémentaires pour garantir la sécurité et le suivi des élèves au sein des lycées.
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