Marseille
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Éducation,
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Colère des lycéens à Marseille : « La seule réponse du gouvernement, c’est la répression »3min
Par Didier Gesualdi06/10/2026 à 10:01
La colère gronde et s'étend dans les lycées marseillais ! À l'occasion de l'Acte 3 de la mobilisation lycéenne ce matin à Marseille, Eustache Bonnet, militant à Révolution Permanente et au Poing Levé, était l'invité ce matin sur Maritima Radio. Entre dénonciation d'une répression policière féroce, rejet des concertations de façade et appel à la convergence avec les travailleurs, le lycéen porte la voix d'une jeunesse déterminée.
Rythme 8h-18h, manque de profs et Parcoursup : le ras-le-bol des lycéens
Mobilisés depuis plus de deux semaines, les lycéens de Marseille et des Bouches-du-Rhône intensifient leur mouvement ce matin. Alors que des établissements qui n'avaient jamais bloqué rejoignent désormais la contestation, les revendications dépassent le simple cadre des salles de classe.
Sur Maritima Radio, Eustache Bonnet affirme que la détermination des jeunes est totale : « La colère reste complètement intacte. Ça fait au moins deux semaines qu'on se mobilise pour avoir plus de moyens dans nos écoles, en finir avec le rythme 8h-18h qui épuise tout le monde, avoir des profs devant chaque classe, des AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap, et des surveillants. On veut aussi en finir définitivement avec Parcoursup, car ce n'est pas possible d'avoir une sélection sociale à l'entrée de l'université. Et face à ça, la seule réponse du gouvernement, c'est d'envoyer la police ! »
Gardes à vue massives et « fausses négociations » : l'exécutif sous le feu des critiques
Le jeune militant marseillais pointe du doigt ce qu'il qualifie de répression sans précédent, affirmant que plus de 5 000 lycéens ont déjà été interpellés à l'échelle nationale, dont 1 900 rien que jeudi dernier : « C'est presque la moitié des interpellations des Gilets jaunes en seulement trois jours ! Cela prouve que le pouvoir a peur que cette mobilisation s'étende. »
Interrogé sur les déclarations du rectorat assurant que certaines revendications seraient entendues, Eustache Bonnet dénonce un simulacre de dialogue : « Le gouvernement multiplie les effets d'annonces. Il prétend inviter des représentants lycéens, mais ceux-ci ne représentent personne ! Regardez le cas de Nathanaël Combary : on découvre qu'il est membre du parti de Gabriel Attal et qu'il passe son temps sur les plateaux télévisés à critiquer notre mouvement. L'État invite ses propres alliés pour négocier et ne propose rien de concret. Nous, nous exigeons des réponses immédiates ! »
Débordements ou « réponse à la violence d'État » ? Appel à la grève générale
Interpellé sur les violences urbaines et les feux de poubelles constatés en marge de certains blocus — des actes que la rédaction de Maritima ne cautionne pas —, le lycéen livre une analyse offensive des tensions dans les quartiers populaires : « Je n'appellerais pas cela des débordements, mais une réponse. Ça fait des années que le gouvernement a totalement abandonné les lycées des quartiers populaires sans leur donner le moindre moyen. Au printemps, nous nous étions mobilisés pacifiquement et nous n'avons pas été écoutés. Ce que l'on voit aujourd'hui est une réaction directe à la violence de l'État : une violence institutionnelle due au manque criant de moyens, et une violence policière dans la rue. »
Pour faire plier le ministère, Eustache Bonnet mise désormais sur l'élargissement de la contestation : « L'austérité ne touche pas seulement les lycées, elle frappe les hôpitaux, les soignants, les pompiers... Toute la société est concernée. C'est pourquoi nous appelons tous les travailleurs et les citoyens à rejoindre notre manifestation ce matin à 10h30 aux Réformés à Marseille pour construire un mouvement encore plus fort ! »
Acte 3 de la mobilisation lycéenne à Marseille
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Rassemblement : ce matin dès 10h30 aux Réformés (haut de la Canebière, Marseille).
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Organisations mobilisées : comités de mobilisation lycéens, Le Poing Levé, Révolution Permanente, rejoints par des personnels de l'éducation et des salariés.
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Revendications centrales : remplacement des professeurs absents, recrutement pérenne d'AESH et d'AED, allègement des journées de cours, abrogation de Parcoursup et arrêt des poursuites policières.
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