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Anglais, allemand, italien, espagnol : quelle langue ouvre le plus de portes dans les Bouches-du-Rhône ?4min
Par Sarah LeGuen28/09/2026 à 17:47
À Aix-en-Provence, la Journée Européenne des Langues a réuni ce lundi près de 450 élèves et une vingtaine d’associations sur la place de l’Hôtel de Ville. Si l’anglais reste incontournable, les autres langues peuvent aussi faire la différence.
Anglais, espagnol, italien, allemand… Ce lundi à Aix-en-Provence, les langues étaient à l’honneur à l’occasion de la Journée Européenne des Langues. Près de 450 élèves issus d’une quinzaine d’établissements des Bouches-du-Rhône ont participé à un parcours pédagogique animé par une vingtaine d’associations binationales européennes. Des activités ludiques étaient proposées sur les différents stands, et les scolaires ont pu notamment remplir un « passeport » au fil de leurs découvertes.
Pour Laurent Schmieder, co-président de la Maison de l’Europe de Provence, l’anglais reste évidemment incontournable. « L’anglais, c’est une base, ça permet de se débrouiller partout », explique-t-il. Mais pour lui, parler une autre langue peut constituer un véritable avantage. « Quand on veut voyager, mais aussi quand on veut faire du commerce ou quand on veut travailler, de connaître un peu la langue de son interlocuteur, ça donne un avantage, souligne-t-il. On n’est pas obligé de parler parfaitement une langue, mais déjà de la comprendre un peu et d’en parler quelques mots, c’est une marque de respect. Et ça permet d’engager le dialogue. »
L’allemand, une carte professionnelle encore méconnue
Parmi les langues qui peuvent faire la différence, l’allemand est souvent moins cité que l’anglais ou l’espagnol. Pourtant, selon Barbara Hombach-Bouchet, présidente régionale de l’ADEAF, l’association pour le développement de l’enseignement de l’Allemand en France, il reste particulièrement intéressant dans le monde professionnel.
« L’Allemagne, c’est quand même notre premier partenaire économique », rappelle-t-elle. La langue est également utile pour les échanges touristiques, avec de nombreux Allemands présents dans la région. Et dans le monde du travail, l’allemand est « très recherché », assure-t-elle. Pourtant, cette utilité professionnelle serait encore trop peu connue. « C’est après coup que beaucoup de personnes se rendent compte : “Ah, j’aurais dû apprendre l’allemand”. »
Italien, espagnol : des langues qui ouvrent aussi d’autres portes
L’italien et l’espagnol restent eux aussi très présents dans les établissements scolaires. À l’IBS, l’École Internationale Bilingue de Provence, les enseignantes rencontrées lors de la journée insistent sur l’intérêt de ne pas limiter son apprentissage à l’anglais.
La professeure d’italien reconnaît que l’espagnol reste son « concurrent numéro un ». Mais l’Italie peut attirer pour d’autres raisons que la seule langue : « Il n’y a pas que la langue pure qu’on peut apprendre à l’école, après il y a plein d’autres choses », explique-t-elle, en évoquant notamment la découverte des civilisations et de la culture italienne.
Du côté de l’espagnol, l’enjeu dépasse également le simple apprentissage scolaire. La professeure estime que ce type d’événement permet aux élèves de comprendre que « finalement on est tous humains, et on a tous envie de se faire comprendre, de communiquer ». Pour elle, apprendre une langue, c’est aussi découvrir une autre manière de penser : « C’est une fenêtre à la réflexion différente. »
« Faire un pas vers l’autre »
Au-delà de l’emploi, les participants défendent donc une vision plus large de l’apprentissage des langues. Pour Laurent Schmieder, connaître une autre langue permet avant tout de créer du lien. « Si on veut faire un geste, si on veut faire un pas vers l’autre, avoir une autre langue dans sa poche, une autre flèche à son arc, c’est essentiel », résume-t-il.
Une approche que la Journée Européenne des Langues cherche justement à transmettre aux plus jeunes. L’objectif est notamment de leur faire découvrir des langues qu’ils ne choisiraient pas forcément spontanément et de leur donner envie d’en apprendre une troisième.
Car si l’anglais reste aujourd’hui la langue internationale de référence, les professionnels de l’enseignement et des associations présents à Aix défendent une idée commune : dans les études comme dans le monde du travail, une langue supplémentaire peut devenir une véritable ouverture vers un autre pays, une autre culture et de nouvelles opportunités.
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