Aix-en-Provence
-
Société
Camp des Milles : la jeunesse prend part à l'hommage aux victimes de l'Holocauste3min
Par Nordine Ali-Saïd27/01/2025 à 19:43
À l’occasion des 80 ans de la libération d'Auschwitz, une cérémonie commémorative a réuni, ce lundi, des associations, des élus, le préfet et une cinquantaine d'enfants des écoles d'Aix-en-Provence et Marseille. Un moment de mémoire et de transmission marqué par des chants, des témoignages poignants et la mise à l’honneur de la jeunesse, porteuse de la mémoire pour les générations futures.
Ce lundi, une cérémonie commémorative s’est tenue à Aix-en-Provence et à Marseille, en hommage aux victimes de l'Holocauste. Organisé en présence des associations, des élus et du préfet, l'événement a été marqué par la participation active des élèves des écoles locales, un geste symbolique pour transmettre la mémoire de cette tragédie.
Les enfants au cœur de la cérémonie
Une cinquantaine d'enfants, issus des écoles d'Aix-en-Provence (Auguste Boyer, Joseph Roumanille) et de Marseille St-Charles, ont chanté la Marseillaise en hommage aux victimes. Oscar, 9 ans, élève à l'école Auguste Boyer, a déclaré : "Je suis fier d'être là, devant mes parents, pour honorer ceux qui ont souffert."
Malo, 10 ans, élève à l'école Joseph Roumanille des Milles, a expliqué : "Je suis ému car mon grand-père a vécu ça."
Transmettre la mémoire pour l'avenir
En plus des écoliers, des lycéens du lycée militaire d'Aix-en-Provence et des jeunes participants au Service National Universel ont pris part à cette cérémonie, renforçant le lien intergénérationnel et montrant l'engagement des jeunes générations dans la transmission de la mémoire.
Geneviève Lérique, directrice de l'école Roumanille des Milles, a souligné l'importance de l’éducation à la mémoire : "Nous leur apprenons le vivre-ensemble, la lutte contre l'antisémitisme et le racisme. Ils réalisent que les enfants déportés avaient le même âge qu’eux."
Parmi les 2 000 Juifs déportés du Camp des Milles vers Auschwitz en 1942, 200 étaient des enfants, et la plupart ont trouvé la mort dans les camps. La présence de survivants, comme Antoine Mignemi, témoin de la rafle du Vieux-Port en 1943, a apporté une dimension poignante à cette cérémonie. "On a été traumatisés par cette tragédie. Quand on est victime de choses comme ça, ça ne s’efface pas. Ça se surmonte, mais ça ne s’efface pas", a-t-il déclaré.
Des gerbes ont été déposées en mémoire des déportés, et les noms des Justes, ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des innocents, ont été honorés. Une cérémonie émouvante où, comme le rappelle Antoine Mignemi, "la souffrance est indélébile, mais pour beaucoup, le devoir de mémoire reste un rempart contre l’oubli et la barbarie." Un moment fort où la jeunesse a montré l’importance de garder vivante la mémoire des horreurs passées.
A lire aussi
Bouches-du-Rhône
-
Société
Agressions en série sur des surveillants pénitentiaires dans les prisons du 13 : "On attend un drame pour agir", s'indigne l'UNSA Justice
Istres
-
Société
Le futur "Canadair" sera construit à Istres avec 500 emplois à la clé pour ce projet à 1 milliard d’euros
France
-
Société
Pour ou contre interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans? Les députés votent ce lundi
Marseille
-
Société
Marseille : le Salon International du Tatouage fête ses 10 ans avec passion et émotion

