Châteauneuf-les-Martigues
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Environnement,
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Châteauneuf-les-Martigues : près de 90 chèvres errantes mises à l’abri avant leur départ vers l’écopastoralisme3min
Par Sarah LeGuen14/08/2026 à 12:20
Près de 90 chèvres qui erraient depuis plusieurs semaines sur le secteur de Carry-le-Rouet et de la Côte Bleue ont été récupérées et mises à l’abri à Châteauneuf-les-Martigues. Le maire Roland Mouren détaille les raisons de cette opération, le protocole sanitaire prévu pour les animaux et leur future orientation vers des projets d’éco-pastoralisme.
Elles ont longtemps sillonné les routes et les collines de la Côte Bleue. Après plusieurs semaines de divagation, près de 90 chèvres ont finalement été récupérées et mises à l’abri à Châteauneuf-les-Martigues. L'objectif étant d'en capturer un peu plus d'une centaine, avant de passer à la nouvelle étape pour le troupeau. Après leur capture, les chèvres vont faire l’objet d’un suivi sanitaire avant de pouvoir être confiées à des bergers. Une période de quarantaine d’environ trois mois est prévue, avec notamment des prises de sang et le baguage des animaux.
« Dès qu'on arrête de les attraper, on les met en quarantaine, on fait le contrôle sanitaire, et puis les bergers qui font de l'éco-pastoralisme les prennent », explique Roland Mouren, maire de Châteauneuf-les-Martigues.
Une opération pour répondre à plusieurs enjeux
Pour la municipalité, cette prise en charge répond à plusieurs problématiques liées à la présence importante de chèvres en divagation sur le territoire. Entre 2022 et 2023, près de 1 300 chèvres avaient déjà été retirées du secteur. Sans ces opérations de régulation, le maire estime que le nombre d’animaux pourrait aujourd’hui dépasser les 6 000.
La première préoccupation concerne la sécurité routière, avec le risque de voir les animaux se retrouver sur des axes fréquentés et provoquer des accidents. La question est également sanitaire, puisque le suivi vétérinaire d’un troupeau de cette ampleur est difficile lorsqu’il évolue sans encadrement.
La présence des chèvres pose aussi un enjeu environnemental. Après l’incendie de 2017, le surpâturage peut notamment freiner la reprise de la végétation en s’attaquant aux jeunes pousses. Enfin, les exploitations agricoles et notamment les vignes peuvent subir des dégradations liées à la divagation de ces animaux.
Les chèvres bientôt destinées à l’écopastoralisme
Une fois leur période de quarantaine terminée et leur état sanitaire contrôlé, les chèvres doivent être confiées à des bergers spécialisés dans l’écopastoralisme.
Le principe consiste à utiliser les animaux pour assurer naturellement l’entretien d’espaces verts pour le compte de collectivités ou d’entreprises. Les chèvres pourront ainsi sortir quotidiennement, pendant 8 à 10 heures, dans des espaces sécurisés.
Pour Châteauneuf-les-Martigues, leur accueil constitue donc une étape transitoire : après leur prise en charge sanitaire, ces chèvres doivent progressivement quitter le territoire pour rejoindre des projets d’écopastoralisme plus pérennes.
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