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Transports en commun : le plan du gouvernement pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles3min
Par Maritima 31/03/2026 à 08:03
En 2024, 3 400 victimes de violences sexuelles ont été recensées dans les transports français, dont 91 % de femmes. Derrière ces chiffres, une réalité amère : des milliers d'usagères changent leurs horaires, évitent certaines lignes ou renoncent simplement à se déplacer par peur. Ce lundi 30 mars 2026, le gouvernement a réuni l'ensemble des acteurs du secteur pour sceller un engagement inédit et coordonné. L'objectif : garantir à chaque citoyenne le droit de voyager sereinement, à Marseille comme en zone rurale.
Un constat alarmant : 7 femmes sur 10 victimes de harcèlement
Le constat dressé par les ministres Philippe Tabarot (Transports) et Aurore Bergé (Égalité) est sans appel. Si les statistiques nationales sont déjà lourdes, certaines zones comme l'Île-de-France affichent des taux records : 70 % des femmes y déclarent avoir déjà subi des violences sexistes ou sexuelles.
Cette insécurité pèse sur la liberté fondamentale d'aller et venir. Pour beaucoup, le trajet en bus, en train ou en métro devient un exercice permanent de calcul des risques. "Assurer leur sécurité, c’est garantir leur liberté de travailler et de vivre pleinement dans l’espace public", a martelé Philippe Tabarot.
Une mobilisation massive de la filière transport
Pour la première fois, l'État réunit une coalition d'acteurs de poids pour agir concrètement :
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Régions de France et le Groupement des autorités organisatrices de transport.
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L'OTRE et la FNTV, acteurs majeurs du transport routier de voyageurs.
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Les associations de lutte contre les violences faites aux femmes.
L'ambition affichée par ce comité de pilotage est de coordonner les dispositifs existants pour les rendre plus lisibles. Il s'agit de mieux détecter les situations à risque et d'assurer qu'aucun signalement ne reste sans réponse.
Prévenir, détecter, accompagner
La stratégie nationale s'articule autour de trois piliers :
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La prévention renforcée : sensibiliser les voyageurs et former les agents pour intervenir efficacement.
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La détection : utiliser les outils technologiques et humains pour repérer les agresseurs.
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La prise en charge : améliorer l'accompagnement des victimes dès le premier signalement en gare ou dans les véhicules.
Pour Aurore Bergé, faire des transports des espaces sûrs est une "exigence pour rétablir l'égalité dans les faits". Du côté de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a salué l'engagement des forces de sécurité qui travaillent main dans la main avec les entreprises pour assurer une présence rassurante à toute heure.
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