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Immobilier : 39 % des Français veulent acheter mais 67 % jugent l'accès à la propriété plus difficile qu'à l'époque de leurs parents2min
Par Jean-Michel Darras04/11/2026 à 15:10
Si l’envie de devenir propriétaire reste vive chez les 25-55 ans, l’épreuve du budget impose de sévères arbitrages. Selon une étude Ifop pour Bien’ici, 67 % des Français estiment qu'il est plus complexe de réaliser leur rêve immobilier que pour les générations précédentes au même âge. Entre idéal de maison individuelle et réalité financière, le fossé se creuse.
L'aspiration à la propriété conserve une place centrale dans les projets de vie des Français. D'après une étude menée en ligne par l'Ifop pour la plateforme Bien’ici auprès de 1 000 personnes représentatives âgées de 25 à 55 ans, 78 % des non-propriétaires jugent l'accès à la propriété important (37 %) ou indispensable (41 %).
Au global, 39 % des 25-55 ans envisagent un achat immobilier dans les 24 prochains mois (21 % pour une résidence principale, 13 % pour une résidence secondaire et 5 % pour un investissement locatif). Une dynamique d'intention portée massivement par les jeunes : 56 % des 25-35 ans prévoient d'acheter, contre 40 % des 36-44 ans et 24 % des 45-55 ans.
Logement idéal contre budget réaliste : un grand écart financier
Lorsqu'il s'agit de financer leur projet, les ménages font face à des décalages marqués entre le bien rêvé et leurs capacités réelles :
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Budgets modestes (< 250 000 €) : 57 % des répondants envisagent un budget inférieur à 250 000 euros pour un achat réaliste, alors qu'ils ne sont que 38 % à retenir ce montant lorsqu'ils décrivent leur logement idéal.
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Hauts budgets (≥ 400 000 €) : 23 % des projections idéales dépassent les 400 000 euros, mais seulement 11 % des répondants pensent pouvoir financer une telle somme dans la réalité.
Pour les personnes doutant de l'accessibilité de leur logement idéal, le prix du bien constitue le premier frein (40 %), suivi du niveau des revenus (36 %), des prix pratiqués dans la zone recherchée (28 %), du manque d’apport personnel (26 %) et du niveau des taux d’intérêt (20 %).
Des obstacles qui varient selon les revenus du foyer
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Foyers gagnant moins de 1 499 €/mois : le manque de revenus (49 %) et l'absence d'apport personnel (35 %) sont cités comme les freins principaux.
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Foyers gagnant au moins 4 000 €/mois : le manque d'apport ne touche plus que 17 % des sondés, mais la rareté du bien recherché devient un obstacle majeur pour 25 % d'entre eux (contre 11 % chez les moins aisés).
Maison, surface et verdure : des idéaux soumis à des compromis
Le projet rêvé s'articule autour d'attentes claires en matière de confort et de cadre de vie :
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Type de logement : 67 % des Français souhaitent une maison (alors que 53 % y vivent actuellement).
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Superficie : 63 % imaginent un logement d’au moins 90 m² (contre 44 % qui en disposent aujourd'hui).
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Extérieur & cadre de vie : 40 % placent un extérieur privatif dans leurs trois priorités. Les répondants plébiscitent également le calme (41 %), la proximité de la nature ou des espaces verts (37 %) et l'accès aux commerces et services (32 %).
Pour concrétiser leur achat, les futurs acquéreurs se disent prêts à faire des concesions sur la surface ou le nombre de pièces (30 %), la localisation (30 %) ou encore la proximité des services du quotidien (28 %).
Pour David Benbassat, président de Bien’ici : « L’envie d’acheter reste forte, mais les Français veulent avant tout un logement dans lequel ils pourront bien vivre. Toute la difficulté consiste à concilier cette aspiration avec leurs moyens. Les compromis sur la surface, la localisation ou l’environnement engagent leur quotidien pour longtemps. »
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