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14 Juillet : de la Base d’Istres au ciel de Paris, l’incroyable défi du pilote Gwenaël en hélicoptère H1604min
Par Maritima 14/07/2026 à 08:00
Le traditionnel défilé aérien du 14 Juillet fera une nouvelle fois vibrer les Champs-Élysées. Cette année, l’événement prend une dimension historique avec le plus grand déploiement depuis sa création. Parmi les appareils les plus attendus : l’hélicoptère H160 de la DGA Essais en vol. À son bord, Gwenaël, pilote basé à Istres, nous dévoile les coulisses de cette mission de haute précision.
Le public ne voit que quelques minutes de spectacle, mais derrière le passage des aéronefs se cache une organisation millimétrée. Pour Gwenaël, pilote d’essai à la Direction Générale de l’Armement (DGA) sur la Base aérienne 125 d’Istres, participer au défilé national est l’aboutissement d’un travail de longue haleine.
Une préparation « à la seconde près »
Pour cette édition, ce ne sont pas moins de 130 aéronefs qui fendront les airs. Une densité exceptionnelle qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Gwenaël n’est pas seul : il est accompagné d’un deuxième pilote et de deux mécaniciens. « C’est une mission qui n'est pas anodine, elle demande beaucoup de concentration et de rigueur. Il n’y a pas de miracle : comme pour une opération militaire habituelle, c’est l’anticipation et l’organisation qui priment », confie-t-il au micro de Noria Boucenna.
La préparation technique de la machine commence des mois à l'avance. Pour l’équipage, l’enjeu est de s’approprier des trajectoires extrêmement cadenassées. « Tout est très cadré. On réalise plusieurs répétitions en amont car les attentes de l’organisation sont des timings qui se jouent à la seconde. »
La fierté d’un pilote d’essai de 45 ans
Malgré 22 ans de carrière dans l’armée, c’est la toute première fois que Gwenaël survole Paris pour la fête nationale. Un moment chargé d’émotion, loin de la routine des essais techniques habituels. « À 45 ans, je suis heureux de pouvoir imaginer mes parents et mes deux jeunes garçons qui regarderont le défilé à la télé. C’est un moment rare pour un équipage des armées. »
Si le stress du vol est maîtrisé par l’expérience, Gwenaël avoue que l’enjeu médiatique est une nouveauté : « On est fiers de représenter la DGA et les troupes au sol. »
Un message pour la jeunesse : « Conservez ce rêve »
Le passage de l’hélicoptère de nouvelle génération H160 est aussi une vitrine pour l’excellence française. Gwenaël, qui a suivi sa formation de pilote d’essai à l’EPNER (École du personnel navigant d'essais et de réception) à Istres — une école qui fête ses 80 ans cette année et qui est l'une des quatre seules au monde — encourage les jeunes passionnés à persévérer. « Conservez ce rêve, c’est une très bonne idée ! Moi, j’ai commencé avec ce rêve tout petit. J’ai toujours fait attention à protéger mes yeux et mes oreilles car j’avais pour objectif de devenir pilote militaire. Pour devenir pilote d’hélicoptère, il faut se donner les moyens et se motiver. »
Le 14 Juillet, lorsque le H160 survolera l’Arc de Triomphe, ce sera bien plus qu’une démonstration technologique : ce sera la concrétisation d’un rêve d’enfant né dans le ciel de Provence.
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