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Société
« Les droits n’existent que sur le papier » : le cri de colère du collectif Résistance Handi-droits à Marseille2min
Par Maritima 12/02/2026 à 16:42
Vingt-et-un ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, le compte n’y est toujours pas. Invitée du "Tout Info" sur Maritima Radio, Lilia Mebarkia, représentante du collectif Résistance Handi-droits, dénonce une situation de précarité et d’exclusion qui perdure. À Marseille, le collectif interpelle les candidats aux municipales face à ce qu'il qualifie de « surdité politique » .
C’est un anniversaire au goût amer. Ce mercredi, à l’occasion de la date anniversaire de la loi handicap de 2005, le collectif Résistance Handi-droits s’est rassemblé sur le Vieux-Port de Marseille. L'objectif : rappeler que derrière les textes législatifs, la réalité quotidienne des personnes en situation de handicap reste un parcours du combattant.
« Vingt ans plus tard, les droits existent, mais seulement sur le papier. Dans la réalité, ils sont encore trop souvent inaccessibles », fustige Lilia Mebarkia au micro de Manuel Danloy.
Marseille pointée du doigt pour ses transports et ses écoles
Pour le collectif, la cité phocéenne est l’un des exemples les plus criants des manquements de l’État et des collectivités. « Marseille, c’est l’un des pires exemples sur l’accessibilité des transports, c’est complètement insuffisant », déplore la militante.
Le constat est tout aussi sombre concernant le système éducatif. Alors que le gouvernement prône l'inclusion, le collectif dénonce une « école inclusive » qui n'existe que de nom : « L'école dite inclusive manque cruellement de moyens et d'AESH (Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap) formés. Aujourd'hui, l'inclusion scolaire en France, ça n'existe pas. »
Handicap et précarité : « On ne vit pas avec l’AAH, on survit »
Au-delà de l'accessibilité physique, c'est la précarité financière qui frappe de plein fouet les personnes handicapées. Le collectif demande une revalorisation immédiate de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH).
« Vivre avec l'AAH, c'est vivre dans la précarité. Ce n'est pas un moyen de vivre correctement, c'est juste de la survie », martèle Lilia Mebarkia. En plus de subir leur handicap, ces personnes doivent affronter des parcours d’obstacles pour l’accès à l’emploi et au logement adapté, tant dans le parc privé que social.
Un appel aux candidats des municipales 2026
À l’approche des élections municipales, le collectif regrette que le sujet soit le grand absent des débats. « Le sujet a été beaucoup trop en marge. Le handicap n’est pas une question marginale : elle peut concerner chacun d'entre nous, de la naissance ou au cours de la vie », rappelle-t-elle. Le message envoyé aux futurs maires est clair : l'accessibilité ne doit plus être repoussée d'année en année. « Nous voulons que les décisions soient prises avec les personnes concernées, et pas à leur place. »
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