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"Has-been" ou indispensable ? À Marseille, la Saint-Valentin ne fait plus l'unanimité chez les amoureux3min
Par Maritima 14/02/2026 à 15:04
En ce 14 février 2026, l’ambiance sur le Cours Estienne d’Orves à Marseille oscille entre romantisme et indifférence. Si certains couples marseillais s’apprêtent à célébrer leur flamme, une mutation profonde s’opère : plus de la moitié des 18-44 ans en PACA boudent désormais la fête des amoureux. Entre pression commerciale et désir de spontanéité, Maritima a sondé le cœur des Provençaux.
Dîners aux chandelles, bouquets de roses et yeux alanguis... Le cliché de la Saint-Valentin a-t-il pris un coup de vieux ? Selon une récente enquête, 52 % des jeunes de la région PACA considèrent désormais cette fête comme "dépassée". Sur le terrain, à Marseille, le micro de Rémy Reponty a recueilli certains avis tranchés qui confirment cette tendance au "désamour" pour la date du 14 février.
"C’est devenu une obligation commerciale"
Pour beaucoup de Marseillais croisés ce matin, la Saint-Valentin manque cruellement de naturel. « Ça donne moins envie, c’est moins spontané au final », regrette une jeune femme. Un sentiment partagé par de nombreux passants qui dénoncent une pression inutile.
D’après l’étude Etsy menée auprès des GenZ et Millennials, 61 % des habitants de la région estiment que cette journée exerce une pression néfaste sur les relations. « On attend peut-être que les attentions soient sur toute l’année », confie une autre Marseillaise, préférant les preuves d’amour imprévisibles aux rendez-vous imposés par le calendrier.
Les "résistants" du romantisme : entre peps et tradition
Pourtant, la Saint-Valentin n'est pas tout à fait morte dans la cité phocéenne. Pour certains, elle reste un prétexte idéal pour briser la routine. « C'est juste pour pouvoir passer une soirée de manière un peu différente, rajouter un peu de peps et de croustillant à tout ça », s'enthousiasme un jeune homme bien décidé à fêter l'événement.
D'autres choisissent une voie médiane : célébrer l'amour, mais sans tomber dans les pièges du marketing. « On boude à moitié, on ne va pas au restaurant ! », s'exclame un couple. Pour eux, l'essentiel est de marquer le coup pour la personne aimée : « Je vais offrir quelque chose parce que ça me touche de le faire pour la personne que j’aime, mais on peut le faire tous les jours. »
La revanche des célibataires et de l'amitié
Qu’on la fête avec ferveur, qu’on la dénonce comme une invention commerciale ou qu’on prévoie de se "rattraper dans les semaines à venir" suite à des petites complications de couple, la Saint-Valentin 2026 confirme la liberté nouvelle des Marseillais face aux diktats sociaux.
Si la fête décline, c'est aussi parce que le regard sur le couple change. Un intervenant souligne une réalité sociologique : « Il y a de moins en moins de couples et les jeunes sont moins dans un rapport de séduction et de romantisme qu'auparavant. »
En PACA, le célibat ne se cache plus. Près de 40 % des sondés voient le 14 février comme une occasion de "se célébrer soi-même" ou de sortir entre amis. La tendance est claire : 52 % des répondants de la région préfèrent désormais fêter l'amitié (le fameux "Galentine’s Day") plutôt que l'amour romantique.
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