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« On ne cherche pas la rentabilité, mais le confort des familles » : Audrey Gatian (SPLA-IN) dévoile ses priorités pour le logement à Marseille3min
Par Maritima 03/06/2026 à 14:23
C’est un tournant pour la rénovation urbaine dans la métropole. Audrey Gatian, adjointe à l'urbanisme de la Ville de Marseille, vient de prendre la tête de la SPLA-IN, l'outil métropolitain dédié à la lutte contre l’habitat indigne.
Invitée ce matin de Didier Gesualdi sur Maritima Radio, la nouvelle présidente affiche une ambition claire : poursuivre et passer à la vitesse supérieure pour transformer les immeubles dégradés en logements sociaux de haute qualité, du centre-ville aux quartiers Nord.
Une mission élargie au-delà du centre-ville
Créée dans l'urgence après le drame de la rue d'Aubagne, la Société Publique Locale d'Aménagement d'Intérêt National (SPLA-IN) a prouvé son efficacité. Si elle s’est d'abord concentrée sur l’hyper-centre marseillais, Audrey Gatian souhaite désormais étendre son action.
"Nous allons continuer à développer la société pour lutter contre l'habitat indigne dans le centre-ville, mais aussi ailleurs, notamment sur les copropriétés dégradées des quartiers Nord et Est", a-t-elle affirmé au micro de Maritima. L'objectif est de pallier les défaillances du secteur privé là où les travaux ne sont plus réalisés, mettant en péril la sécurité des habitants.
Priorité au confort et aux familles
L’innovation est au cœur de la stratégie de la nouvelle présidente. Finie l'époque où le logement social rimait avec standardisation. La SPLA-IN mise sur la réhabilitation lourde avec des critères environnementaux exigeants : réemploi de matériaux, confort d'été et d'hiver, et appartements traversants.
Surtout, Audrey Gatian veut rompre avec la logique de découpage des appartements en petites surfaces : "Nous ne sommes pas sur une logique de rentabilité financière pour avoir un maximum de locataires. Nous réalisons de grands logements, des logements familiaux, car c'est là que le besoin est immense à Marseille". Pour rappel, on estime à 50 000 le nombre de familles en attente d'un logement social dans la cité phocéenne.
Guerre aux marchands de sommeil : le succès du « Permis de louer »
L'entretien a également été l'occasion de souligner le succès du Permis de louer. Ce dispositif de contrôle, qui permet à la puissance publique de vérifier l'état d'un bien avant sa mise en location, s'étend désormais à plusieurs communes de la métropole.
Outre Marseille, des villes comme Martigues, Istres, Aubagne, Gardanne ou Port-de-Bouc utilisent cet outil pour freiner les agissements des marchands de sommeil. "Cela nous donne un regard sur ce qui est loué et par qui. C’est un contrôle indispensable pour garantir des biens décents", martèle Audrey Gatian.
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