Dans un communiqué diffusé ce vendredi, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, affirme que les informations laissant entendre que les services de l'État auraient "conseillé, voire décidé" l'annulation de l'événement sont "parfaitement inexactes". Le concert a été annulé pour "raisons de sécurité", ont annoncé les organisateurs, jeudi 23 juillet.
Le représentant de l'État précise que "la décision d'annuler l'événement relève de l'organisateur" et que la préfecture en prend simplement acte. La préfecture souligne par ailleurs qu'un dispositif de sécurité avait bien été prévu, comme pour toute manifestation accueillant du public, afin de garantir le bon déroulement du concert.
Dans son communiqué, Jacques Witkowski condamne également "avec la plus grande fermeté" toute tentative de remise en cause de la liberté artistique. Il dénonce "toute forme de pression ou de contestation, violente ou non, ayant pour effet d'empêcher l'exercice de la liberté d'expression", rappelant que celle-ci constitue "un droit fondamental".
Le collectif "Union pour la Palestine Marseille" s'était félicité jeudi d'une victoire de la "mobilisation populaire" après l'annonce de l'annulation. Le collectif dénonçait depuis plusieurs jours la venue d'Amir sur ses réseaux sociaux :
"Cet artiste s’est positionné comme étant un fervent défenseur de l’armée et de la politique israéliennes, et ce à plusieurs reprises : par sa participation à des événements organisés dans des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé, par sa présence lors de galas de soutien au Magav, la police israélienne des frontières, par des prises de parole relayant un discours politique qui occulte les réalités vécues par les populations palestiniennes, et qui les rend coupables des massacres effectués à Gaza.
Ces choix ne sont pas de simples positionnements politiques, mais marquent un attachement à un régime coupable de graves violations du droit international reconnues par la Cour internationale de Justice."
Photo : Facebook Amir