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AIM 2026 au Cepac Vélodrome : entre débats éthiques, robots ludiques et innovation médicale4min
Par Laurence Durandau24/09/2026 à 21:01
Ces 24 et 25 septembre 2026, le Cepac Vélodrome de Marseille accueille la 4ᵉ édition de l’AIM (Artificial Intelligence Marseille). Entre colère des militants écologistes, robots humanoïdes et capsules de régénération, immersion dans un salon qui questionne autant qu'il fascine.
Organisé sous l'impulsion de la Région Sud, l’AIM 2026 réunit chercheurs, entrepreneurs, décideurs et institutions pour débattre du basculement lié à l’intelligence artificielle. Mais avant même le franchissement des portes du mythique stade marseillais, le ton est donné : l'IA ne laisse personne indifférent.
Une manifestation devant le Vélodrome : « Quel monde numérique voulons-nous demain ? »
Drapeaux, banderoles et slogans : un rassemblement s'est tenu à l'extérieur du Cepac Vélodrome pour dénoncer l'impact environnemental du secteur.
Christian Pellicani, président du MNLE (Mouvement National de Lutte pour l'Environnement), est venu porter un message d'alerte : « Quel monde numérique voulons-nous demain, à quel prix et pour qui ? On est en colère par l’explosion de tous ces sites urbains, de campagne, où l'on va fleurir des projets de data centers qui vont consommer de l’eau, de l’énergie et de l’espace. »
Dénonçant une « guerre commerciale et de position des grands groupes de la communication », le président du MNLE réclame plus de démocratie et de sobrieté : « Mettons de la transparence, de la sobriété aussi, et en même temps de la démocratie dans les choix. […] Il est utile parfois d'avoir des outils numériques, mais encore faut-il les dimensionner et qu'ils correspondent aux besoins des populations, des communes et de l'État, mais pas le contraire au service de multinationales qui veulent simplement venir sur nos territoires faire de l'argent. »
Christian Pélicani rappelle également les contraintes environnementales actuelles : « Notre revue s'appelle Pour un autre développement. Toute l'année, on pose à tout le monde la question : comment peut-on faire autrement en respectant la nature, l'humain et le climat ? Vous savez qu'on est en urgence climatique [...] On a un problème sur la ressource en eau, on a un problème sur l'énergie, notamment décarbonée, qu'il faut essayer de sortir de l'ère des énergies fossiles. Et on se retrouve avec des projets qui imposent, pour garantir leur fonctionnement, des mégawatts de groupes électrogènes avec des réserves de pétrole pour leur garantir une survie en cas de panne d'électricité. »
Sur place, la démarche interpelle la jeunesse. Yanis, étudiant marseillais venu échanger avec les manifestants par curiosité, explique : « On passait, on voit qu'il y a des gens avec des drapeaux levés... On est curieux, on se demande pourquoi ils sont là, quelle est leur cause, et on a décidé d'échanger. »
Son camarade Jules partage les mêmes inquiétudes environnementales : « C'est quelque chose qui peut nous aider à l'avenir, mais qui va fermer beaucoup de portes, et surtout c'est un vrai danger pour notre climat. On connaît toutes les émissions de gaz à effet de serre et l'eau que ça utilise pour refroidir tous ces data centers. Je pense qu'il va falloir réguler tout ça. »
Vers la démocratisation de la robotique en France
À l'intérieur de l'enceinte, l'ambiance contraste avec les travées d'exposition où s'activent de nombreux robots. Sur le stand de LEOBOTICS, entreprise lyonnaise créée il y a six ans, l'objectif est de rendre la technologie accessible à tous.
Son fondateur, Léo-Pol Watrin, détaille son parcours et ses ambitions : « On est parti de deux constats : le manque de bases de données en ligne et le besoin du premier magasin de robots en France, qu'on a ouvert à Lyon il y a 5 ans dans le but de rendre accessible la robotique à tous. »
L'entreprise propose un éventail d'applications très varié : « Nous, on est importateur, distributeur mais également intégrateur : donc on programme, on installe, on forme... Aussi bien des autolaveuses pour les grandes surfaces, des robots industriels pour les TPE, et une bonne partie de robotique éducative pour tous les collèges, lycées et écoles d'ingénieurs de France. »
Leo-Pol Watrin a profité du salon pour évoquer le développement économique de sa société : « On est très heureux d'évoquer notre levée de fonds de 1,3 million d'euros où chacun peut investir, dans le but de dupliquer notre modèle qui fonctionne à Lyon : ouvrir des magasins un peu partout en France et en Europe, en commençant par Lille, Toulouse, puis Marseille en 2027-2028. »
Santé et bien-être : la capsule de régénération physiologique
L'IA et les nouvelles technologies s'invitent également dans le secteur de la santé. Richard Esnault et son fils Anton ont présenté une capsule de régénération physiologique, un équipement travaillant sur les fréquences cérébrales et la position zéro gravité.
Richard en détaille le fonctionnement scientifique : « C'est une machine dans laquelle on va rentrer et vous allez vous allonger. Elle bascule et vous met dans une position dite "zéro gravité" — on a bossé avec la NASA pour avoir précisément cette position. Grâce à celle-ci, vous allez avoir une modification organique naturelle : le cardio va se retrouver avec besoin de beaucoup moins d'énergie. Le cerveau va commencer à l'orienter vers des articulations, des inflammations, vers des endroits où il faut régénérer des organes ou parfois des sentiments. »
Il poursuit sur les impacts biochimiques mesurés par la machine : « On va mettre des fréquences spécifiques qui vont pouvoir organiser des ondes cérébrales. Par étude scientifique, on sait très bien que si on met du 432 Hz dans nos oreilles, le cerveau va harmoniser les ondes cérébrales (Alpha, Alpha-ou, Alpha-bas) et ceci va vous aider naturellement à produire de l'ocytocine, de la dopamine, de la sérotonine, qui sont les hormones dites du bonheur. »
De son côté, Anton rassure sur l'expérience utilisateur : « Ça vous met dans une position zéro gravité, c'est totalement indolore. »
Une appli dédié à l'amour et aux émotions
Au détour de la tribune présidentielle, d'autres acteurs du numérique témoignent des usages sociétaux de l'IA. L'influenceur Anthony Champagnac (connu pour ses vidéos sur les R.S cumulant près de 40 millions de vues par mois) et son cameraman Valentin Laurent sont venus présenter leur projet.
Valentin Laurent explique leur démarche : « D'habitude, on est dans le virage pour supporter les joueurs de l'OM mais aujourd'hui, on est venu soutenir l'intelligence artificielle dans la vie de tous les jours. Depuis deux ans, on travaille sur un projet commun : on a créé une application disponible sur Android et iOS, spécialisée sur l'amour et l'émotion. »
En savoir plus sur l'AIM 2026
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Lieu : Cepac Vélodrome, Marseille
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Dates : 24 & 25 septembre 2026
- Programme : tables rondes, conférences, stands et expositions
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Thématiques : enjeux économiques, environnementaux et géopolitiques
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