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Marche rue d'Aubagne, pour que la mémoire reste en mouvement

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Par Michel Montagne03/11/2024 à 18:16

A deux journées de la commémoration du drame, à quatre du procès devant le tribunal correctionnel, deux à trois mille Marseillaises et Marseillais ont tenu, par cette manifestation, à rappeler qu'ils n'oubliaient rien ni personne. Ni les victimes, ni les responsables.

Six ans plus tard, les huit victimes de l'effondrement de la rue d'Aubagne ne sont pas disparues une seconde fois, effacées de la mémoire collective, c'est ce qu'ont voulu rappeler les deux à trois mille personnes qui ont traversé cet après-midi le cœur de Marseille, de Notre-Dame-du-Mont au palais de justice via la Canebière. 
Uune marche bruyante seulement interrompue par un long silence offert là où s'est arrêtée leur vie, au 65 de la rue devenu numéro fantôme . 

Evidemment qu'elle allait être présente à cet hommage. 
Celle qui est devenue tragiquement l'un des visages emblématiques du drame qui l'a privée pour toujours de son fils était au premier rang, derrière la banderole revendiquant justice et logement digne. 
Liliana Lalonde y arborait par dessus un très beau portrait de Julien, décédé à 30 ans, superposant ainsi les deux visages, celui d'une mère en vie et celui de son enfant disparu.

En dépit de la fatigue, madame Lalonde nous a accordé une brève interview sur les marches du palais de justice de Marseille 


Interview d'Anissa Harbaoui, elle est l'une des porte-paroles du Collectif du 5-Novembre. 
Anissa était d'abord et avant tout l'amie de l'une des victimes du 65, ce qui l'a incitée à rejoindre le collectif : le lendemain de son adhésion, elle se retrouvait elle-même délogée.

Interview d'Emmanuel Patris, il est co-président de l'association Un Centre-ville Pour Tous et membre du Collectif du 5-Novembre, il dresse un bilan rapide des six années écoulées et du chantier énorme qu'il reste à mener dans le domaine de l'habitat à Marseille. Il connait particulièrement bien cette problématique car il l'a vécue de l'intérieur : ancien cadre de 2006 à 2014 au sein de la Soleam, société publique d'aménagement à l'époque municipale, il a été en charge de dossiers traitant de l'habitat insalubre à Saint-Mauront mais aussi dans le centre-ville, notamment à Noailles. Une structure qu'il a fini par quitter parce qu'il n"était plus du tout en phase avec ses méthodes et son fonctionnement.


Des extraits de la marche à travers le centre-ville et de la minute de silence



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