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"On crée la psychose" : dans les Bouches-du-Rhône, la peur de la pénurie pousse les automobilistes vers les pompes

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Par Norhène Ouerfelli03/03/2026 à 17:27

Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, l’inquiétude grandit chez les conducteurs. Si les autorités se veulent rassurantes sur l’état des stocks, le spectre d’une envolée des prix et d’un manque de carburant crée un véritable afflux dans les stations-service, comme nous l’avons constaté ce matin à Bouc-Bel-Air.

Ce mardi matin, en moins d'une heure, près d'une centaine de véhicules se sont succédé à la pompe. La raison ? Les répercussions du conflit au Moyen-Orient qui font craindre une pénurie d'essence pour les Français.

 

"Anticiper pour ne pas rester à pied"

Pour beaucoup, la consigne est claire : ne pas attendre la réserve. "Je suis au quart, alors je n’aime pas rester comme ça", confie une automobiliste rencontrée sur place. Une autre cliente, également retraitée, constate de son côté une tendance à la hausse. "Le prix a déjà pris 7 centimes depuis hier ! Alors comme ça va augmenter, j'ai décidé de faire le plein, c'est tout". Même si elle précise ne plus travailler et ne pas avoir de "gros besoins" quotidiens, l'urgence de sécuriser son réservoir avant une nouvelle flambée l'a poussée à la station dès aujourd'hui.

 

Le risque d’une "psychose" collective

Si la pénurie n'est pas encore une réalité physique dans les cuves, elle commence à l'être dans les esprits, mais pour ce monsieur, ce comportement qui pourrait s'avérer contre-productif : "Bien entendu qu’on la craint, la pénurie. C’est sûr que si les gens s’acharnent comme ça sur les pompes à essence, on va se retrouver avec plus de carburant". Il craint notamment que ce mouvement de foule ne pénalise ceux qui en ont un besoin immédiat, comme les infirmiers ou les travailleurs, créant ainsi une "psychose" évitable.

 

Pas de pénurie... pour l'instant

Malgré cette forte affluence, il est important de rappeler qu'à l'heure actuelle, la France dispose de stocks suffisants. Si le blocage du détroit d’Ormuz menace effectivement les flux mondiaux et tire les prix vers le haut, aucun risque de rupture n'est officiellement déclaré sur le territoire national.

Le conseil reste donc la prudence, tant sur la route que dans la consommation, pour éviter que l'anticipation ne se transforme en pénurie artificielle provoquée par un mouvement de panique.

 

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