"Globalement on a des stocks stratégiques qui sont à plein en France, donc on n'a pas d'enjeu d'approvisionnement à ce stade", a assuré Roland Lescure. "Pour les deux mois qui viennent, on n'a pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. "On a de la visibilité très claire sur les six à huit semaines qui viennent. Et ensuite, évidemment, ça dépend de l'évolution du conflit", a-t-il ajouté. "C'est pour ça que le président de la République a souhaité qu'on ait une réunion autour du Premier ministre aujourd'hui là-dessus, pour s'assurer que, s'il y a un défi d'approvisionnement, on trouve les solutions".
Au niveau mondial, "on est en train de puiser dans les stocks. C'est-à-dire que si ça continue, on risque d'avoir un problème d'approvisionnement", a-t-il encore dit en évoquant le conflit au Moyen-Orient et en allusion au blocage du détroit d'Ormuz.
Concernant l'approvisionnement en France des stations-service en carburants, le ministre de l'Economie a indiqué que lundi matin, 17% des stations manquaient au moins d'un carburant, contre 16% pendant le weekend.
"C'est un chiffre similaire" et "les stations qui manquent au moins d'un carburant, à 91%, ce sont des stations Total, c'est-à-dire que c'est la conséquence directe du plafonnement du prix" pratiqué par TotalEnergies, a-t-il dit.
Le géant pétrolier a mis en place depuis mars un système de plafonnement des prix à la pompe, de manière discontinue. Actuellement, les prix dans les stations TotalEnergies sont plafonnés à 1,99 euro le litre d'essence et 2,25 euros le litre de gazole, alors qu'en moyenne le prix du gazole a atteint dimanche 2,41 euros en France.
Sébastien Lecornu tiendra lundi deux réunions à Matignon avec des ministres : l'une le matin avec les directeurs d'administrations centrales sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, et l'autre l'après-midi dédiée à "l'accompagnement à court et moyen terme" des Français face à l'envolée des prix à la pompe.
Concernant les aides pour les secteurs en difficulté, Roland Lescure a indiqué que les pêcheurs auraient au 1er octobre "un prêt à taux zéro" et qu'ils pouvaient "d'ores et déjà se rapprocher" de la Banque publique d'investissement (BPI) pour avoir ce prêt.
Pour l'aide aux "grands rouleurs", la possible extension des aides au-delà du 30 septembre se décidera "dans la journée", a-t-il dit. "Ce que je vais plaider, c'est que déjà celles et ceux qui ont eu l'aide puissent avoir, si on la prolonge, une aide supplémentaire automatiquement", a-t-il dit.
L'extension de l'aide aux grands rouleurs "fait partie des pistes", a confirmé Maud Bregeon. "Toutes les pistes sur la table, à condition que ça reste des aides ciblées et que ce soit respectueux du cadre budgétaire".
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