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Culture
Sabine Paturel en résidence à Martigues : « Je n’ai jamais vécu une osmose pareille »5min
Par Pascale Furioli19/02/2026 à 10:14
On l’a tous en tête avec son tube légendaire « Les Bêtises », mais Sabine Paturel est bien plus qu’une voix des années 80. Entre théâtre et musique, l’artiste a posé ses valises cette semaine à Martigues pour enregistrer son nouvel EP. Invitée de « La Famille Maritima », elle nous raconte ce coup de foudre artistique avec les deux martégaux : Gérald Delarte et Éric Martinez.
Une rencontre née à 3 heures du matin
Tout commence par une insomnie et un coup de chance. Alors que le monde dort, le producteur martégal Gérald Delarte glane sur YouTube et tombe sur une vidéo de Sabine Paturel jouant de la guitare, seule dans son salon. « J'ai trouvé ça tellement frais, tellement vrai, que j'ai décroché mon téléphone », raconte Gérald.
De son côté, Sabine, installée à Paris, reçoit cette proposition avec une méfiance amusée. « Je ne fais pas de duos, j'ai répondu avec un petit doute... je me demandais qui était ce monsieur et pourquoi il voulait faire quelque chose avec moi », confie-t-elle en riant. Mais la passion de Gérald et le talent de son compère guitariste, Éric Martinez, finissent par la convaincre de descendre dans le Sud.
La résidence à Martigues : entre perfectionnisme et bienveillance
Ce qui ne devait être qu'une rencontre de deux jours s'est transformé en une semaine de création intense. Dans les studios de Gérald à Martigues, Sabine a découvert une méthode de travail inédite, mêlant l'exigence du studio à la direction d'acteur du théâtre.
« J’ai vécu une semaine que je n’avais jamais vécue de ma vie. Une osmose totale. Humainement, c'est une bienveillance rare, mais professionnellement, c'est le sommet de l'Himalaya ! On peut recommencer pour une simple virgule mal placée », s'enthousiasme l'artiste elle-même perfectionniste.
Pour Gérald, l'idée était de "mettre de l’émission dans le mot" plutôt que de simplement chanter la phrase, en exploitant les talents de comédienne de Sabine pour donner des perspectives nouvelles à sa voix.
Entre les planches et le micro : une liberté retrouvée
Si le grand public l'associe aux sommets du Top 50 de 1985 (36 semaines de présence !), Sabine Paturel a su se réinventer loin des projecteurs de la variété traditionnelle. Après des débuts difficiles avec sa première production, elle a « claqué la porte » pour se réfugier au théâtre, sans abandonner l’écriture et la musique.
Formée par le grand Jean-Laurent Cochet (le prof de Depardieu et Luchini), elle a été nommée aux Molières dès sa première pièce, La Menteuse. « Le théâtre, c'est tous les soirs, donc ça m'a longtemps coupée des concerts. Mais depuis 2010, je fais les deux. Je ne veux plus choisir, je me sens simplement libre de créer », explique-t-elle sur le plateau de La Famille Maritima.
Un nouvel EP aux saveurs Pop-Reggae (suite)
Cette résidence martégale a donné naissance à un EP de 5 titres. Le projet s'éloigne des sentiers battus de la ballade classique pour explorer d’autres sonorités, entre Pop et Reggae, tout en gardant l'identité sonore unique de Sabine.
Parmi les pépites de cet opus, on retrouve « Votre cas m'intéresse » ou « Le vieux bandit », un titre à l’histoire singulière. « C’est une histoire vraie, celle d’un garçon qui a fait une erreur de jeunesse, une bagarre au couteau à 20 ans. Il m'a écrit, j'ai répondu, et j'ai fini par en faire une chanson parce que son destin m'a touchée », raconte l'artiste. Autre moment fort : la reprise réarrangée de « Bamako » album "Atmosphères" (2014) d'Hervé Cristiani, qui prend une dimension solaire sous les doigts d'Éric Martinez.
Sabine Paturel, « Tié du Sud » par excellence
Si elle vit à Paris, le cœur de Sabine bat au rythme de la Méditerranée. Née à Toulon, elle rappelle avec fierté ses racines : « Je suis du Sud, je ne suis pas Parisienne ! Ma grand-mère a vécu à Toulon jusqu’à 102 ans. Revenir ici, c’est retrouver la mer, le soleil, et cette chaleur humaine qu'on ne trouve nulle part ailleurs. »
L’artiste avoue même avoir eu un véritable coup de foudre pour Martigues lors de ses balades entre deux sessions d'enregistrement. Un sentiment partagé par Gérald Delarte, qui a tenu à conclure l'entretien par un remerciement aux Martégaux : « On s'est beaucoup baladés en ville et tout le monde a été d'une gentillesse extrême avec nous. Ça fait vraiment plaisir ... »
Une fin de séjour... qui n'en est pas une ?
Tellement conquise par l'ambiance de « La Famille » et la douceur de vivre locale, Sabine Paturel a lancé un dernier défi en quittant le studio : « Je ne vais pas partir, je vais rater l'avion exprès, sournoisement ! ». On parie qu'on la reverra très vite dans les studios de Gérald Delarte et Éric Martinez.
🎬 Découvrez les coulisses de cette rencontre !
Ne manquez pas l'intégralité de cet échange riche en rires et en musique. Entre anecdotes sur Jean-Laurent Cochet et secrets de fabrication de l'album, plongez dans l'univers de Sabine Paturel dans notre replay vidéo disponible sur la chaîne YouTube Maritima Médias.
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