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Arkema renonce à un projet de chaufferie par incinération qui suscitait des inquiétudes à Marseille

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Par Jean-Michel Darras16/05/2024 à 20:40

L'industriel Arkema a annoncé jeudi qu'il abandonnait son projet de chaufferie à base d'incinération de déchets non-recyclables dans une usine à Marseille, affirmant que les raisons sont financières et n'ont pas de lien avec les risques environnementaux dénoncés par un collectif de riverains.

Les raisons sont "purement technico-économiques", a expliqué Arkema, précisant que "le montant des investissements dédié au projet a fortement augmenté", notamment en raison de l'inflation, et que cette "augmentation significative modifie l'équilibre économique".

Le projet était prévu à l'horizon 2028 et consistait en l'installation d'un système d'incinération alimenté par des combustibles solides de récupération (CSR), des déchets non-recyclables, dans une usine Arkema, où est notamment produit du plastique, dans la vallée de l'Huveaune, dans l'est de Marseille.

Cette chaufferie, qui devait être sous-traitée auprès de Dalkia, filiale d'EDF, devait produire 140.000 MWh de vapeur par an, évitant la consommation d'environ 170.000 MWh de gaz naturel par an et permettant de "réduire l'empreinte carbone d'Arkema", soulignait alors l'entreprise.

"Une victoire majeure pour la santé publique"

Un collectif de riverains baptisé "Marseille sans CSR", soutenu par plusieurs élus de la municipalité divers gauche, avait alerté en début d'année sur les risques environnementaux, mais aussi sanitaires, que feraient courir aux habitants les éventuels rejets dans l'air de cet incinérateur, dans l'est de Marseille, déjà fortement polluée par des décennies de rejets industriels.

La décision d'abandonner le projet est "une victoire majeure pour la santé publique et la qualité de vie des habitants de la vallée de l'Huveaune", ont réagi jeudi dans un communiqué les élus du Printemps Marseillais des 11e et 12 arrondissement, une alliance citoyenne de gauche.

Les craintes exprimées par les riverains ne sont pas "un élément qui a été pris en compte, puisque ce qui comptait, c'était vraiment de permettre de réduire les émissions de CO2 du site", a expliqué à l'AFP Arkema.

D'autres projets sont "en cours pour décarboner le site", a également expliqué le groupe chimique, ancienne branche chimie de Total devenue le premier chimiste français depuis sa séparation en 2004.

 

© Agence France-Presse

photo archive

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