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Économie,
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A Marseille, 30 euros pour un pot de pâte à tartiner El Mordjene 4min
Par Cassandre Amouroux18/09/2024 à 17:32
Le blocage des produits par la douane française fait envoler les prix des derniers pots, vendus discrètement depuis l’annonce de l’interdiction.
“30 euros le pot de 700 grammes”. C’est le prix proposé dans un commerce de Noailles, dans le centre-ville de Marseille, pour de la pâte à tartiner algérienne El Mordjene. Les stocks ne sont pas visibles en rayon mais les vendeurs viennent proposer le produit à certains clients. Pour obtenir le précieux sésame, il faut être prêt à payer presque dix fois plus cher qu’en Algérie et quatre fois plus cher qu’il y a une quinzaine de jours en France. Les clients s’en vont à l’annonce du prix mais les employés nous assurent en vendre des dizaines chaque jour. “Ailleurs, dans une autre rue, ils le vendent 18 euros”, nous informe une passante. “Il y a une semaine, j’ai acheté les 700 grammes pour 10 euros”.
La pâte à tartiner est vendue en France depuis des années à un prix plus abordable que le Nutella, aux alentours de 5 euros. Mais il y a quelques semaines, sa promotion sur les réseaux sociaux a engendré un engouement exceptionnel, faisant s’envoler les prix du marché.
Un produit désormais interdit
Suite au buzz, la demande a donc explosé et dans la foulée le produit a été jugé incompatible avec les règles d'importation de l'Union européenne.
L'Algérie ne remplit pas "l'ensemble des conditions nécessaires pour permettre à un pays tiers d'exporter vers l'Union européenne des marchandises contenant des produits laitiers destinés à la consommation humaine dans le respect des exigences européennes en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des aliments", selon le ministère français de l'Agriculture. Une enquête a été ouverte "afin de déterminer les mécanismes de contournement qui ont pu permettre jusqu'à présent la mise sur le marché de cette marchandise", a-t-il ajouté.
Une interdiction qui vient mettre une tension supplémentaire sur le marché de la pâte à tartiner dorée. De nombreux produits sont bloqués aux douanes jusqu’à nouvel ordre. En attendant, les stocks dans les commerces sont écoulés sous le manteau, à prix d’or.
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