Bouches-du-Rhône
-
Éducation
Mouvement des lycéens: 84 interpellations et plus d'une vingtaine de blessés dans le département ce jeudi3min
Par Jean-Michel Darras01/10/2026 à 19:12
Les réactions sont nombreuses ce soir après le duricssement du mouvement. Certains établissements resteront fermés demain.
Le direct Maritima de cette nouvelle journée de mobilisaiton lycéenne avec les dernières infos.
19h00 DEPARTEMENT BILAN
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône dresse le bilan de cette journée de mobilisation lycéenne:
- 43 établissements ont été concernés par des regroupements, 4 985 jeunes y ont participé, au plus fort, dont 1 000 environ à Marseille
- 84 dans le département, dont 29 à Marseille
Parmi les dégradations constatées: 3 bus attaqués dont 1 a été totalement incendié, un camion du bataillon des marins pompiers de Marseille pillé puis incendié ainsi que 84 feux de mobiliers urbains, dont 47 à Marseille.
Plusieurs personnes ont été blessées phyiquement, une dizaine de policiers dont 2 policiers municipaux d'Istres, une dizaine de lycéens également mais independamment de l'intervention des forces de l'ordre. Egalement deux proviseurs, un journaliste et un marin-pompier.
La préfète de police déléguée a pris plusieurs arrêtés préventifs, qui entreront en vigueur demain et sur l’ensemble du département :
-L’interdiction d’attroupement aux abords des lycées,
-L’interdiction de vente au détail de carburants,
-L’interdiction de port d’équipement de protection individuelle,
-L’interdiction du port et transport d’objets susceptibles de constituer une arme par destination.
18h45. MARSEILLE
Les transports en commun sur le réseau RTM ne reprendront pas ce jeudi soir. La reprise est prévue demain matin, un nouveau retrait des salariés n'est pas exclu en cas de nouvelles dégradations.
18h30. MARTIGUES
Le maire de Martigues a réagi dans un communiqué ce soir: "Cette mobilisation nationale doit nous interpeller. Lorsque des jeunes expriment leurs inquiétudes sur les conditions dans lesquelles ils étudient et préparent leur avenir, notre responsabilité est de les entendre. On ne peut pas demander à la jeunesse de s’engager et de prendre toute sa place dans la société sans écouter ce qu’elle a à nous dire". Il a également précisé s'être rendu sur place pour échanger avec les jeunes mobilisés. "Mais je leur ai également adressé un message très clair : des revendications légitimes doivent pouvoir s’exprimer dans le calme et ne sauraient justifier la violence, les dégradations ou la mise en danger de quiconque. Aucune ambiguïté, ne peut être insinuée à ce sujet (...) Ma priorité est la sécurité de tous : celle des lycéennes et des lycéens, des enseignants et de l’ensemble de la communauté éducative, mais aussi celle des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers amenés à intervenir. Je suis d'ailleurs en contact régulier avec les proviseurs, Monsieur le Commissaire de police et Monsieur le Préfet de région."
18h19. ISTRES
Le lycée Rimbaud à Istres sera fermé demain et les cours seront assurés à distance. Les cours auront lieu via Pronote. Selon un message de la proviseure de l'établissement, une délégation de lycéens sera reçue au lycée pour faire remonter les revendications.
16h35. MARSEILLE
Le BMPM vient de faire un point de situation de la journée. Depuis ce matin 6h, les marins-pompiers sont intervenus sur 52 feux de détritus/poubelles/conteneurs + 1 feu de bus RTM + 1 feu d'engin-pompe du BMPM. Sur certaines interventions, les marins-pompiers ont du faire face "à des comportements hostiles", précisent-ils.
16h05. NATIONAL
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a reproché jeudi à Matignon, qui a accusé plus tôt La France insoumise "et ses proxys de l'ultra-gauche" d'être "à l'origine" du mouvement de blocage des lycées, de "sombrer dans le complotisme". "J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes (...) Il est temps que le Premier Ministre renonce à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation", a déclaré à l'AFP Manuel Bompard.
15h50. NATIONAL
Le mouvement de blocus des lycées en France a basculé vers des "violences urbaines", affirme le gouvernement, qui s'appuie sur les services de renseignement pour évoquer une "manoeuvre organisée" par la gauche radicale. Proviseurs agressés, policiers ou manifestants blessés, incendies... Le mouvement de blocage des lycéens, rejoint par les étudiants pour demander davantage de moyens, s'est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France, contraignant le Premier ministre Sébastien Lecornu à convoquer une cellule de crise. Selon les services du Premier ministre, il existe un "constat partagé par les services de renseignement sur l'origine du mouvement": ce serait une "manoeuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra gauche", accusent-ils.
15h30. MARSEILLE
Réaction de Samia Ghalli, présidente de la RTM : "Je veux d’abord apporter tout mon soutien aux conducteurs et aux agents de la RTM pris à partie aujourd’hui, et tout particulièrement au conducteur agressé. Je veux aussi le dire aux lycéens : votre parole est légitime. Vos inquiétudes pour votre avenir, votre besoin d’être entendus et vos revendications méritent d’être écoutés. Mais la violence abîme l’essentiel de votre message. Quand des conducteurs sont agressés et des bus pris pour cible, la conséquence est immédiate : un réseau à l’arrêt, des milliers de Marseillais pénalisés et des images de chaos qui finissent par prendre toute la place, au détriment de vos revendications. Ne laissez pas la violence parler à votre place. La jeunesse doit pouvoir s’exprimer, manifester et interpeller. Elle doit pouvoir le faire avec force, mais dans le respect des personnes et des biens publics qui appartiennent à tous. J’appelle au calme et au respect. Et j’appelle aussi à entendre ce que notre jeunesse a à nous dire".
15h20. NATIONAL
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin réunira en visioconférence jeudi à 17H30 les 36 procureurs généraux pour "faire un point sur la fermeté de la réponse pénale que souhaite le ministre" face aux violences qui émaillent les mouvements lycéens, a indiqué à l'AFP la Chancellerie, confirmant une information du Figaro. Le mouvement de blocage des lycéens, rejoint par les étudiants pour demander davantage de moyens, semblait s'enflammer jeudi dans plusieurs grandes villes de France, contraignant le Premier ministre Sébastien Lecornu à convoquer une cellule de crise.
14h45. MARSEILLE
Réaction d'Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille : "Les violences, les dégradations et les agressions commises lors des mobilisations ne peuvent être acceptées. Elles mettent en difficulté celles et ceux qui travaillent au service de la population et ne sauraient être justifiées, quelles que soient les revendications défendues. Mais condamner ces débordements ne signifie pas fermer les yeux sur les raisons qui poussent une partie de notre jeunesse à se mobiliser. Quand des jeunes se mobilisent parce qu’ils estiment que leurs conditions d’apprentissage ne sont pas à la hauteur, la première réponse devrait être de les écouter. Leur donner la parole et prendre en compte leurs difficultés, c’est aussi ça faire vivre le service public et préparer l’avenir. La violence ne peut pas devenir une réponse aux revendications de la jeunesse. Envoyer des gaz lacrymogènes ou employer la force contre des enfants venus réclamer de meilleures conditions pour étudier ne réglera aucun problème et ne fera pas disparaître leurs inquiétudes. Les dégradations et les agressions doivent évidemment être évitées et condamnées, mais cela ne doit pas servir à confondre une mobilisation de jeunes avec les violences qui peuvent l’accompagner".
14h40. BOUCHES-DU-RHÔNE
Réaction de Laurent Lhardit député PS Bouches du rhone : "Ceux qui brûlent et qui cassent n’ont visiblement pas grand chose à faire de l’avenir de l’enseignement. Leurs actes doivent être sanctionnés. J’apporte par ailleurs mon soutien aux élèves manifestants des collèges et lycées face à un gouvernement sourd à leurs revendications".
Réaction de Martine Vassal, présidente du Département : "Je condamne fermement les dégradations et les agressions qui touchent actuellement Marseille et le pays tout entier. Le mouvement lycéen se transforme en chaos urbain et appelle à la plus grande fermeté. Honte à ceux qui soufflent sur les braises comme le fait LFI".
14h30. MARTIGUES
Selon nos informations, le lycée Langevin sera fermé demain.
14h. MARSEILLE
Le Groupe M6 condamne fermement l’agression de l’un de ses correspondants à Marseille alors qu’il couvrait la manifestation devant le lycée Saint-Exupery et annonce porter plainte : "au cours de cet événement, notre journaliste a été blessé au front et sa caméra a été cassée. S’en prendre à un journaliste dans l’exercice de ses fonctions, c’est porter atteinte à la liberté d’informer et au droit de chacun à une information libre et indépendante. Quelle que soit la cause qu’on prétend défendre, la violence n’est pas acceptable, en particulier à l’encontre de celles et ceux qui exercent leur métier pour témoigner des événements et les faire connaître au public".
13h30. NATIONAL
Sébastien Lecornu a demandé jeudi à ses ministres de renoncer à leurs déplacements dans les prochains jours en raison du mouvement de blocage mené par des lycéens, afin de laisser les préfets gérer la situation, a rapporté son entourage. "Au regard de l'évolution de la mobilisation aux abords des lycées et universités, il est nécessaire d'annuler ou reporter ultérieurement vos VO (voyages officiels, ndlr) prévus cette semaine et en début de semaine prochaine, afin que les préfectures concentrent leur moyens à la gestion de la situation" et non à ces déplacements, a écrit le Premier ministre aux membres de son gouvernement, selon la même source.
13h20. NATIONAL
Le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray a demandé que "les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l'accueil des élèves en toute sécurité", a-t-il annoncé jeudi sur X.
13h15. ISTRES
Plusieurs policiers ont été blessés à Istres.
13h. MARSEILLE
Le maire de Marseille Benoit Payan a posté sur X : "Notre jeunesse est légitimement préoccupée par son avenir et celui du service public. Elle doit pouvoir s’exprimer dans un cadre apaisé. Aujourd’hui, notre ville est le théâtre de violences inacceptables, incendies et agressions subies par les professeurs, les pompiers, les journalistes, les Marseillais, qu’aucune cause ne peut justifier. J’appelle à l’apaisement de chacun, et à retrouver le chemin d’une expression démocratique des revendications. Marseille se tient aux côtés de ceux qui défendent le service public et l’avenir de nos jeunes, pas de ceux qui cassent, incendient et violentent".
12h30. MARSEILLE
À la suite de dégradations et d'agressions ayant fait un blessé parmi les conducteurs de bus, ainsi que de perturbations majeures sur les lignes de métro et de tramway, la RTM a suspendu l'intégralité de son réseau de transport ce matin. L'exploitation du tramway d'Aubagne est également interrompue. Le service reprendra dès que la sécurité sera assurée, assure la RTM, en concertation avec les forces de l'ordre.
12h. NATIONAL
Sébastien Lecornu présidera une cellule interministérielle de crise sur les blocages des lycées jeudi à 13H00 au ministère de l'Intérieur, a annoncé Matignon. Les lycéens, et désormais les étudiants, sont appelés à un "acte deux" de la mobilisation, malgré les violences. Ils réclament notamment des remplacements de professeurs et davantage de moyens.
11h30. BOUCHES-DU-RHÔNE
Selon la Préfecture, 40 lycées dans le département sont concernés par des manifestations, dont 18 sont bloqués. Il y aurait plus de 4600 manifestants au total ce matin, selon les chiffres fournis de la Préfecture. La préfecture de police annonce qu'il y a eu une quarantaine d'interpellations sur l'ensemble du département à ce stade.
11h. MARSEILLE
Les marins-pompiers de Marseille indiquent avoir été mobilisés sur de nombreux feux de détritus à proximité d'établissements scolaires. Plus de 45 interventions ont déjà été recensées. Devant le lycée Saint-Exupery, un fourgon incendie a été pris à partie par des manifestants. Un véhicule de première intervention a été incendié et un marin-pompier a été légèrement blessé.
10h15. REGION SUD
La Région Sud prône la « tolérance zéro face à l’hooliganisme scolaire ». Selon la région Sud, entre le 28 et le 30 septembre, ce sont 39 lycées qui ont été pris pour cible par des violences urbaines et des blocus, notamment à Nice (Les Palmiers), Antibes (Jacques Dolle), Les Arcs (Les Magnanarelles) et Marseille (Nelson Mandela). Ce matin au lycée Victor Hugo à Marseille : la porte d'entrée a été incendiée et menace de s'effondrer. Le proviseur, son adjoint, la secrétaire générale et le chef d'équipe ont été aspergés d'essence par des casseurs avant de pouvoir se réfugier à l'intérieur de l'établissement sous la protection de la police et des marins-pompiers.
10h10. MARTIGUES
La police a dû faire usage de gaz lacrymogène devant le lycée Langevin. Les pompiers ont dû éteindre un feu de poubelles.
10h ISTRES.
Le maire d'Istres Robin Pretot a dénoncé ce matin "des violences urbaines en cours devant les lycées de la ville intolérables et injustifiables. Je ne laisserai pas les agissements de quelques-uns mettre en danger les forces de l’Ordre et les autres élèves qui manifestaient pacifiquement. Nous procéderons au maximum d’interpellations et avons déjà commencé à identifier les auteurs de ces violences. La police a tout mon soutien. Nous serons intransigeants".
8h30. BOUCHES-DU-RHÔNE
Dans un communiqué, la CGT Educ Action 13 a apporté son soutien aux lycéens face "à la repression du gouvernement" : "Des lycéennes et lycéens, notamment issus de l’Éducation Prioritaire, ont spontanément lancé ce mouvement social en s’appropriant leurs lieux d’étude par le blocage de leurs établissements et la manifestation. Leurs revendications sont claires : étudier dans des conditions décentes,, l’abrogation de Parcoursup, les questions de bâti scolaire, la fin des journées à rallonge… Autant de revendications que nous partageons avec elles et eux. Face aux revendications légitimes et nécessaires de la jeunesse, le Gouvernement et le Ministère n’ont eu qu’une seule réponse : le dénigrement puis la répression. L’État et son bras armé, le ministre de l’intérieur, ont enchaîné les violences les plus abjectes : Partout, ce sont les grenades lacrymogènes, les coups de matraques et les CRS ou la BAC que le gouvernement offre pour toute réponse aux aspirations des lycéen.nes..."
Plus de détails à retrouver ici.
8h. MARTIGUES
A Martigues, un rassemblement est en cours devant le lycée Langevin. « On veut juste étudier dans des conditions normales » déclare les élèves. (réactions à retrouver ici).
7h20. ISTRES
A Istres, des parents nous ont indiqué avoir reçu un message sur Pronote de la proviseure du lycée Rimbaud demandant "à ce qu'on n'envoie pas les enfants au lycée ce matin car il y a un blocage avec des containers et l'entrée du lycée est complètement inaccessible". Le lycée professionnel Latécoère à Istres est aussi touché par un blocus.
A lire aussi
France
-
Éducation
Edouard Geffray demande des cours à distance lorsque "des blocus empêchent l'accueil des élèves en toute sécurité"
Région sud
-
Éducation
Blocus et violences dans les lycées : la Région Sud prône la « tolérance zéro face à l’hooliganisme scolaire »
Martigues
-
Éducation
Mobilisation lycéenne à Martigues : « On veut juste étudier dans des conditions normales »
Martigues
-
Éducation
Blocus des lycées : la mobilisation se poursuit ce jeudi à Marseille, Martigues, Istres,...

