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Rentrée 2026 : « Des chiffres malhonnêtes », le coup de gueule de la FSU13 à Marseille sur le salaire des profs 3min
Par Didier Gesualdi31/08/2026 à 12:39
Entre manque d'attractivité du métier, classes surchargées et bâtiments inadaptés à la chaleur, les syndicats dénoncent une "rentrée dégradée". Invité ce matin sur Maritima Radio, Franck Balliot, secrétaire académique adjoint du SNES-FSU Aix-Marseille, démonte les chiffres du ministère et alerte sur l'urgence sociale dans l'Éducation nationale.
Les professeurs des Bouches-du-Rhône sont-ils des « nantis » ? Selon le ministère de l’Éducation nationale, un enseignant gagnerait en moyenne 3 090 € par mois. Une annonce qui fait bondir Franck Balliot. « Ce serait la belle vie si c’était la réalité », ironise-t-il au micro de Didier Gesualdi. Pour le représentant syndical, les calculs du gouvernement sont « profondément malhonnêtes ». « Le ministère a calculé sur la seule année où les enseignants n'ont pas perdu de pouvoir d'achat. Ces 3 090 € agrègent le salaire, toutes les indemnités, les heures supplémentaires... mais ils mettent de côté tous les contractuels pour ne pas faire baisser la moyenne. »
Le constat est cinglant : en 1990, un enseignant débutait à 1,7 fois le SMIC. Aujourd'hui, il commence à 1,04 fois le SMIC. « Il faut attendre 12 ans pour atteindre 2 500 € bruts », rappelle Franck Balliot.
143 fermetures de classes dans le département
Cette paupérisation de la profession entraîne une crise de recrutement sans précédent. Dans l'académie d'Aix-Marseille, le manque de bras est palpable. Rien qu'au concours du Capes de mathématiques, 200 postes n'ont pas été pourvus cette année.
Les conséquences sur le terrain sont directes pour les familles de l'Étang de Berre et de Marseille :
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143 fermetures de classes dans le primaire dans les Bouches-du-Rhône.
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Zéro création de postes de remplaçants.
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Des effectifs qui augmentent dans les lycées malgré la baisse démographique.
« Le métier ne fait plus rêver. On maltraite les enseignants, mais on maltraite aussi les élèves. Et je ne parle même pas des AESH qui accompagnent les élèves handicapés avec un salaire moyen de 1 030 € », s'indigne le professeur de mathématiques du lycée Saint-Charles.
Des bâtiments "poudrières" face à la canicule
Autre point noir de cette rentrée : l'état des établissements. Alors que le sud de la France subit des vagues de chaleur à répétition, les lycées et collèges marseillais ne sont pas prêts. « Que va-t-il se passer s'il y a une nouvelle canicule en septembre ? Le gouvernement n'a rien prévu. Il est urgent de rénover le bâti scolaire, mais on nous répond par le dogme de la dette publique. »
Vers une mobilisation les 26 septembre et 29 septembre
Face à ce qu'elle qualifie de « mépris », l'intersyndicale ne compte pas rester les bras croisés. Franck Balliot appelle déjà les personnels à se mobiliser le 26 septembre prochain sur la question du climat et de la justice sociale.
Une rentrée sous haute tension, où le dialogue avec le rectorat semble rompu par « un dogme qui supprime des postes » alors que les besoins, eux, ne cessent de croître.
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