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Au collège Mallarmé, les enseignants demandent à être en sécurité après la découverte d’impacts de balle dans les vitres

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Par Sarah LeGuen25/09/2024 à 17:35

À Marseille, le DASEN, le Directeur académique des services de l'Éducation nationale Jean-Yves Bessol rencontre demain les élus du conseil d’administration au collège Mallarmé après leur droit de retrait. Ils se sont retirés après la découverte d’impacts de balles sur les vitres de l’établissement.

« Ce n’est pas normal, dans un établissement scolaire, de se balader dans les couloirs et d’avoir sous les yeux au quotidien des impacts de balles sur les vitres », soupirent Jean-François Négri, représentant syndical pour Sud Education. Au collège situé en ZEP, à La Rose dans le 13ème arrondissement, les signalements se font à répétition depuis novembre 2023 par le personnel. Une première alerte pour danger grave et imminent avait déjà été déposée auprès de la direction des services départementaux de l’Éducation Nationale le 11 septembre, sans aucun retour.

« Ils demandent d’être en sécurité au travail, poursuit le représentant syndical, et ils attendent des mesures concrètes. Qu’on leur assure une présence devant l’établissement pour sécuriser les abords. Tout un tas de démarches qui permettent de mettre fin à cette situation. Ou encore que les vitres soient remplacées, là où il y a des impacts de balle. »  Ces mesures, les élus du conseil d’administration pourront les exposer à Jean-Yves Bessol demain à 9h.

« Monsieur Bessol reconnait qu’il y a un danger, qu’il est grave, mais qu’il n’est pas imminent. Peut-être que Monsieur Bessol a une boule de cristal, ironise Jean-François Négri, quand il y a une situation de danger comme ça, il ne faut pas se dire que le risque ne va pas arriver, il faut faire en sorte que le risque soit écarté. »

En plus du DASEN, une commission spécialisée dans les conditions et la santé au travail, instance nationale, sera présente.

« Non seulement il faudra que le droit de retrait soit reconnu, c’est-à-dire qu’on ne considère pas que les collègues soient grévistes, continue le représentant, ils ne sont pas sur un mouvement qui est de revendication politique ou syndicale. Ils sont sur un mouvement d’usage de leur droit. Ils demandent quelque chose de normal : être en sécurité au travail et pouvoir exercer dans un minimum de sérénité. Il est hors de question bien entendu que l’Education nationale procède à des retraits de salaire. »

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