Bouches-du-Rhône
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Environnement
Les chenilles processionnaires de retour dans les Bouches-du-Rhône : ce qu’il faut savoir4min
Par Flávio Noriga03/01/2026 à 11:05
Les chenilles processionnaires sont de nouveau observées dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône, notamment sur les pins et les chênes des parcs et jardins. Comment limiter les réactions et que faire en cas de piqures. Réponse dans cet article.
Les chenilles processionnaires sont de retour. Et si elles ne jonchent pas encore les sols autour des pins et des chênes des jardins et parcs, ça ne devrait pas tarder. Le Parc des Calanques a d’ores et déjà prévenu les communes de son territoire.
Plus à l’ouest à Martigues, dans le parc de la Rode, on voit déjà des nids sur les pins. Et selon le docteur vétérinaire Philippe Janet, les chenilles descendront de l’arbre dès que les températures deviendront un peu plus douces. Elles représentent un risque réel pour les habitants et surtout leurs animaux.

Le danger vient des poils urticants de la chenille. Ils peuvent provoquer des irritations de la peau, des yeux ou des voies respiratoires, parfois sans contact direct. Voire même des œdèmes, des troubles oculaires, des accidents respiratoires si la personne est allergique ou asthmatique. Mais c’est pour les animaux que le risque est plus grand. Les chats, par exemple risquent en cas de contact de s’en mettre plein les yeux au moment de leur toilette. Mais c’est pour les chiens que le risque est plus grand, comme l’explique le docteur vétérinaire Philippe Janet ci-dessous.
Comment limiter la propagation ?
Pour éviter une propagation importante, un traitement préventif par voie aérienne est réalisé dans les Bouches-du-Rhône. Mais de petites astuces peuvent aussi limiter la prolifération chez vous. L’une d’entre elles est d’installer des éco-pièges le long des arbres qui permettent de stopper la descente des chenilles et les empêchent de rejoindre le sol. Les pièges doivent être installés tôt pour ne pas louper la descente des chenilles.
crédit : agir-ese.org
Que faire en cas de piqure ?
Si une personne entre en contact avec une chenille processionnaire, des rougeurs, démangeaisons ou gonflements peuvent rapidement apparaître. Il est alors recommandé de rincer abondamment la zone touchée à l’eau, sans frotter, et de changer de vêtements. Une consultation médicale est conseillée si les symptômes persistent ou s’intensifient, et une prise en charge urgente est nécessaire en cas de gêne respiratoire.
Pour les animaux, notamment les chiens, le danger est encore plus élevé. En reniflant ou en léchant une chenille, ils peuvent souffrir de lésions graves au niveau de la langue ou de la bouche. Si cela arrive, vous devez vite vous rendre chez le vétérinaire pour qu’il puisse administrer les soins adaptés. Même si un rinçage au bicarbonate pour inactiver la molécule des poils urticants qui gêne, selon Philippe. Cela ne remplace pas les soins administrés par les spécialistes.
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