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Qualité de l'air en PACA : "Un signal positif" malgré la menace du changement climatique, le bilan 2025 d'AtmoSud

3min

Par Maritima 15/01/2026 à 14:16

On respire mieux dans les Bouches-du-Rhône qu'il y a 30 ans, mais la vigilance reste de mise. Dominique Robin, directeur d'AtmoSud, était l'invité de la rédaction de Maritima radio ce matin pour dresser le bilan de la qualité de l'air en 2025. Entre la baisse spectaculaire de certains polluants et la persistance de l'ozone liée aux canicules, décryptage d'une situation contrastée.

C'est un constat qui tord le cou aux idées reçues : l'air que nous respirons dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'améliore. « On peut commencer l'année 2026 avec un signal positif », affirme Dominique Robin au micro de Didier Gesualdi.

Le directeur de l'organisme de surveillance de la qualité de l'air note une tendance de fond : depuis une quinzaine d'années, la pollution baisse. « On voit qu'en 2025, la situation s'est encore un peu améliorée pour les oxydes d'azote liés aux transports, et les particules fines ont tendance à se stabiliser », détaille-t-il.

 

Loin du smog des années 70

Pour comprendre cette évolution, il faut regarder dans le rétroviseur. Dominique Robin rappelle qu'à l'époque du tout-voiture et de l'industrie reine, dans les années 70-80, la situation était bien plus critique.

Depuis, les efforts technologiques, la réduction de la place de l'automobile en ville et l'électrification des navires à quai (notamment à Marseille et Toulon) ont porté leurs fruits. « On n'est pas arrivés au bout, mais il y a une amélioration très importante », souligne l'expert.

 

L'ozone, le polluant de l'été qui résiste

Si les pots d'échappement polluent moins, un autre ennemi gagne du terrain : l'ozone. Ce polluant "secondaire", qui se forme sous l'effet du soleil et de la chaleur, est directement dopé par le changement climatique.

« Les conditions météo sont plus défavorables. On a des pics d'ozone l'été où l'on demande aux gens de réduire la vitesse », explique Dominique Robin. Avec des étés de plus en plus chauds, ce phénomène risque de devenir la norme, annulant en partie les baisses d'émissions polluantes.

 

"On ne mesure que ce que l'on cherche"

Le bilan est-il complet ? Pas tout à fait. Dominique Robin reconnaît humblement les limites de la surveillance actuelle face aux nouveaux polluants, comme les PFAS (polluants éternels) ou certains pesticides.

« On ne mesure que ce que l'on cherche. Avec les chimistes, il va falloir qu'on continue de creuser », admet-il, annonçant la sortie prochaine de résultats sur des molécules non réglementées pour l'instant. La quête d'un air pur est un combat sans fin.

 

🎧 Écoutez ici l'interview complète de Dominique Robin au micro de Didier Gesualdi (replay disponible une semaine)

 

Retrouvez l'invité de la rédaction sur maritima radio du lundi au vendredi à 8h15 et 12h15 au micro de Didier Gesualdi

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