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Environnement
« Ils ne sont pas morts, ils veillent » : pourquoi les moustiques nous fichent la paix cet été 4min
Par Maritima 09/07/2026 à 10:38
Vous l'avez sans doute remarqué : cet été, les piqûres se font rares. Une situation inhabituelle que l'on doit à la canicule et à l'absence de pluie. Mais attention, Pascal Eberhart (EID) prévient au micro de Maritima : le réveil des "moustiques de marais" pourrait être brutal au moindre orage.
Pas d’eau, pas d’éclosion : le secret de la trêve actuelle
La raison principale de cette absence est scientifique : le cycle de vie du moustique est intimement lié à l'eau. « Le moustique a besoin d'eau pour se développer, notamment les espèces d'Aedes qui pondent sur les sols secs », explique Pascal Eberhart. « S'il n'y a pas de mise en eau, s'il n'y a pas d'eau qui recouvre les œufs, il n'y a pas d'éclosion. »
Actuellement, les marais de la région, comme ceux de Saint-Chamas ou de l'étang de Berre, sont à sec. Résultat : des millions d'œufs attendent patiemment leur heure.
La canicule : quand les moustiques font comme nous
Au-delà de l'absence d'eau, les températures extrêmes jouent également un rôle. Curieusement, le moustique n'aime pas plus la fournaise que nous. « Avec les chaleurs, il est un peu comme nous : il se met à l'abri, il ne sort pas trop. C'est pour ça qu'on a l'impression qu'il y en a moins. »
Moustique tigre vs moustique de marais : deux réalités
Si les moustiques de marais se font discrets, le moustique tigre, lui, reste présent dans les centres-villes et les jardins. Pourquoi ? Parce qu'il dépend de nous. « Le moustique tigre, c'est nous-mêmes qui le créons par rapport aux différents gîtes que l'on a dans nos jardins », rappelle l'expert. Un arrosage automatique ou une coupelle d'eau stagnante suffisent à maintenir sa prolifération, même en pleine canicule.
Le scénario du pire : « En moins d'une semaine, l'adulte arrive »
Le danger réside dans la résilience de l'insecte. Les œufs de moustiques sont des survivants hors pair. « Les œufs peuvent rester des années sans être recouverts. Ils attendent que la pluie arrive », prévient Pascal Eberhart.
Le cycle de reprise est fulgurant :
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Après un orage : les œufs éclosent instantanément.
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En 3 ou 4 jours : le cycle larvaire se termine grâce à la chaleur.
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En moins d'une semaine : les moustiques adultes sont là pour nous piquer.
L’EID sur le qui-vive malgré l'absence de traitements
Actuellement, l'EID n'effectue pas de pulvérisations massives puisque les zones humides sont sèches. Cependant, la surveillance est constante. Les agents surveillent notamment les remontées de l'étang liées aux vents de Sud-Ouest et les prairies irriguées artificiellement (comme à Salon).
Pour Pascal Eberhart, l'adaptation climatique est déjà une réalité : « Avant, on voyait le moustique de mai à octobre. Maintenant, on commence déjà à le voir en avril, et il reste parfois jusqu’à la fin de l’année. »
Le mot d'ordre reste la vigilance : ne laissez pas d'eau stagner dans vos jardins. La moindre goutte peut transformer votre fin d'été en calvaire.
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