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Décès aux urgences d'Aix-en-Provence : "Le pire est arrivé"2min
Par Maritima 08/01/2026 à 18:02
Le drame survenu mardi aux urgences d'Aix-en-Provence, où une femme de 53 ans est décédée sur un brancard faute de prise en charge immédiate, provoque une onde de choc. Invité de la rédaction de Maritima radio ce midi, Kader Benayed, secrétaire général du syndicat Sud Santé, ne décolère pas. Pour lui, ce drame était prévisible et révèle la faillite des autorités sanitaires.
"Le pire est arrivé". C'est par ce constat amer que Kader Benayed résume la situation. Depuis des mois, les soignants alertent sur l'état critique des services d'urgences dans le département. Fin novembre, Sud Santé avait déjà écrit à l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour demander le déclenchement du Plan Blanc. Une demande restée lettre morte.
"L'ARS nous répond avec des tableaux Excel"
La colère du syndicaliste se cristallise contre l'ARS, accusée de déconnexion totale avec la réalité du terrain. Alors que des patients attendent parfois plus de 12 heures sur des brancards, l'agence répondrait que "tout va bien".
"Ne pas reconnaître que ça va mal aux urgences, c'est bafouer et insulter les personnes engagées auprès des plus précaires", s'indigne Kader Benayed au micro de Manuel Danloy.
Le syndicat pointe une incohérence majeure : d'un côté l'ARS refuse le Plan Blanc (qui débloquerait des moyens), de l'autre, le Préfet est obligé de réquisitionner des médecins de ville pour renforcer l'hôpital, une mesure inédite "même pendant le Covid".
"À quoi sert l'ARS ?"
Face à ce qu'il qualifie de gestion par "tableaux Excel", Kader Benayed va plus loin. Il a écrit aux parlementaires pour demander purement et simplement la suppression des Agences Régionales de Santé.
"Il y a plus de 800 personnes, dont des médecins, qui travaillent dans ces agences. Il serait temps qu'ils viennent renforcer l'hôpital public", lance-t-il.
Pour Sud Santé, la situation dans la deuxième ville de France commence à ressembler à celle "des pays du tiers-monde", une comparaison brutale mais assumée par le syndicaliste qui a vu sa propre famille attendre 12 heures aux urgences en plein mois de décembre.
Le syndicat exige désormais des actes forts : des moyens humains, financiers et matériels immédiats pour éviter un nouveau drame.
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