Bouches-du-Rhône
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Faits divers
Lutte contre le narcotrafic : le bilan musclé d'un an de loi dans les Bouches-du-Rhône 2min
Par Maritima 08/07/2026 à 12:16
Un an après l'adoption de la loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, la Préfecture de Police des Bouches-du-Rhône dévoile des résultats marquants. Expulsions de dealers des logements sociaux, interdictions de paraître et fermetures de commerces complices : découvrez les chiffres d’une année de répression intensive dans notre département.
Un arsenal législatif pour "siphonner" les réseaux
Adoptée il y a tout juste un an par le Parlement, la loi anti-narcotrafic visait à donner de nouveaux moyens aux autorités pour harceler les réseaux de drogue au-delà des simples saisies de stupéfiants. Dans les Bouches-du-Rhône, le Préfet de Police a utilisé tout l'éventail de ces mesures pour frapper les trafiquants là où ça fait mal : leur logistique, leur main-d'œuvre et leurs lieux de couverture.
Logement social : 10 appartements de dealers déjà libérés
C’est l’une des mesures les plus attendues par les habitants des cités : l’expulsion locative des trafiquants. Désormais, le préfet peut enjoindre aux bailleurs sociaux de résilier le bail d'un occupant dont les activités liées au trafic génèrent des troubles à l'ordre public.
Le bilan dans le 13 est déjà concret :
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49 procédures d'expulsion ont été engagées en un an.
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10 logements ont été officiellement libérés, permettant de reloger des familles honnêtes qui étaient sur liste d'attente.
L'objectif est clair : rendre le calme et la sécurité aux résidents des parcs sociaux.
Harcèlement sur le terrain : 237 "interdictions de paraître"
Pour déstabiliser les points de deal, la loi permet désormais d'interdire à une personne impliquée dans un trafic de se rendre physiquement sur les lieux de son activité illégale.
En un an, pas moins de 237 mesures d'interdiction de paraître ont été prononcées dans le département. Cette stratégie vise à "siphonner" la main-d'œuvre des trafiquants (guetteurs, vendeurs) en les éloignant géographiquement de leur "lieu de travail".
Commerces complices : 31 fermetures administratives
Le narcotrafic utilise souvent des commerces de proximité comme vitrines pour blanchir l'argent ou masquer les transactions. La Préfecture a donc intensifié les fermetures d'établissements contribuant de près ou de loin aux trafics.
Au total, 31 fermetures administratives ont été décidées sur le territoire. En ne laissant aucun espace servir de couverture, les autorités entendent assécher les revenus indirects du crime organisé.
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