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DIRECT - Mobilisation du 17 octobre : un début de semaine sous tension et un acte II annoncé par les Gilets Jaunes4min
Par Norhène Ouerfelli19/10/2026 à 11:05
Deux jours après les violences d'une intensité inédite, la tension reste vive et la réponse s'organise. Entre l'interdiction des manifestations à Marseille, des blocages symboliques et l'appel des maires aux rassemblements républicains, la sécurité et la colère des acteurs de terrain sont au cœur de toutes les tensions. Retrouvez en direct sur Maritima toute l'actualité de cette journée sous haute surveillance, l'évolution de la situation et les réactions des forces de l'ordre face à la crise.
11h56 : Saint-Mitre-les-Remparts. Un rassemblement est organisé à 12h00 sur le parvis de l'hôtel de Ville.
Vincent Goyet, maire de Saint-Mitre-les-Remparts, son conseil municipal s'associent à l'appel de l'Association des maires de France (AMF) et invitent la population à un rassemblement républicain ce lundi 19 octobre à 13h, devant l'Hôtel de Ville. Le maire a décidé de mettre en berne les drapeaux des bâtiments municipaux durant toute la semaine, en signe de solidarité avec les communes frappées par ces violences.
À travers cette mobilisation, la municipalité entend rappeler son attachement indéfectible aux valeurs de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, ainsi qu'au respect des institutions démocratiques qui constituent le socle de notre République.
11h52 : ni Le Pen ni Bardella ne participeront à la réunion des chefs de parti autour de Lecornu
Le président du RN Jordan Bardella a annoncé lundi que ni lui, ni Marine Le Pen, ne participeraient à la réunion des chefs de parti autour de Sébastien Lecornu organisée après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre.
Le Rassemblement national sera "très certainement représenté par l'un de ses vice-présidents", a précisé Jordan Bardella. Lors de cette même conférence de presse, il a appelé le gouvernement à permettre aux membres du RN de participer "dans des conditions de sécurité saines et normales" au congrès du parti qui se tient le week-end prochain à Orléans.
11h23 : Martigues. Un rassemblement est organisé à 12h00 sur le parvis de l'hôtel de Ville. Face aux récentes violences tout en dénonçant les causes sociales de la colère (austérité, baisse du pouvoir d'achat, dégradation des services publics), le maire de Martigues, Gaby Charroux, appelle à un rassemblement républicain et solidaire ce lundi à 12 h devant l'hôtel de ville. Tout en condamnant fermement les pillages et la casse, il plaide pour une réponse collective, démocratique et axée sur la justice sociale plutôt que sur l'émeute ou le repli. Enfin, il se rendra à 17 h à la mairie de Marseille avec d'autres élus métropolitains pour remettre symboliquement une statue de Marianne au maire Benoît Payan.
11h10 : Carry-le Rouet. Un rassemblement est oraganisé pour 17h30 sur l'Esplanade Jean Jaurès;
11h09 : Les gilets jaunes annoncent un "acte II" pour samedi 24 octobre. La coordination de gilets jaunes à l'origine des manifestations samedi dernier en France contre le coût de la vie, qui ont viré au chaos dans plusieurs villes, annonce lundi matin un "acte II" avec de nouvelles actions pour samedi.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, cette coordination a affiché une carte des mobilisations prévues le 24 octobre avec déjà plusieurs dizaines d'actions programmées. "Il y a clairement une énorme poussée pour qu'il y ait un Acte II", a expliqué à l'AFP Benjamin Ball, éditeur de ce site.
10h47 : Au lendemain des violences du 17 octobre à Marseille, qui ont fait 118 blessés parmi les forces de l'ordre locales sur 997 au niveau national, le syndicat de police UN1TE dénonce une situation catastrophique et des effectifs débordés face à 30 000 casseurs. Interrogé sur Maritima, le délégué Arnaud Blaise pointe des failles stratégiques et matérielles — notamment le manque de munitions, l'interdiction du LBD au profit des lacrymogènes et le repli forcé des unités — tout en déclinant la nécessité du secours de l'armée. À la veille de la visite du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le syndicat réclame des actes concrets, un cadre juridique plus protecteur et un changement de doctrine pour réimposer l'autorité face aux émeutiers.
10h23 : À la suite des violents affrontements et pillages du 17 octobre à Marseille, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdit tout rassemblement et toute manifestation dans la commune ce lundi 19 octobre 2026, de 12 h à 20 h. Un important dispositif de sécurité est déployé dans les zones stratégiques pour faire respecter l'arrêté préfectoral, exposant tout contrevenant à des verbalisations ou des interpellations, tandis qu'il est vivement conseillé aux habitants de limiter leurs déplacements en centre-ville.

10h19 : L'accès au musée du Louvre a été bloqué ce lundi matin par des étudiants, notamment de l'École du Louvre, mobilisés en soutien au mouvement lycéen et contre la « répression policière ».
9h21 : En réponse aux violences et destructions inédites du 17 octobre, l'Association des maires de France (AMF) appelle élus et citoyens à se réunir ce lundi 19 octobre devant leurs hôtels de ville pour un rassemblement républicain. Largement relayée dans les Bouches-du-Rhône — notamment à Aix-en-Provence, Istres ou Salon-de-Provence —, cette mobilisation vise à condamner fermement les exactions, exprimer leur solidarité envers les victimes et les forces de l'ordre, et réaffirmer l'unité républicaine ainsi que le rôle central des mairies dans la cohésion sociale.
09h04 : "Il y a eu 2.331 gardes à vue pendant le week-end, 70 % sont des majeurs, très souvent connus des services de police", dont "plus de 80 %" font l'objet de poursuites, et "il y a déjà des dizaines de détentions provisoires, dont 13 à Marseille", particulièrement touchée par les violences, a déclaré M. Darmanin sur France 2.
08h05 : Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez après les violences samedi dans plusieurs grandes villes, et a demandé au ministre de l'Intérieur de déployer "au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d'action (...) contre les casseurs", a annoncé lundi l'Elysée.
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