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« J’ai pas encore osé compter les pertes » : le gérant de Signal Market sous le choc après la destruction de ses locaux dans l'incendie de Rognac2min
Par Norhène Ouerfelli02/07/2026 à 13:06
Le réveil est brutal pour les entrepreneurs de la zone d'activité de Rognac. Parmi les victimes du violent incendie de cette nuit, Marc Dubois, gérant de Signal Market, a vu son outil de travail partir en fumée.
À Rognac, ce jeudi 2 juillet, l’odeur de brûlé sature encore l’air alors que 140 sapeurs-pompiers s'activent toujours sur les décombres. Le feu, fixé à 3h58 après avoir parcouru 40 hectares, a laissé derrière lui un paysage de désolation. Pour Marc Dubois, propriétaire des bâtiments de Signal Market, le cauchemar a commencé par un simple coup de fil.
Images et interview : Cyrielle Blazikowski
« Arrivé à 1h30 du matin, le bâtiment était complètement en feu »
C’est l’alerte donnée par des proches qui a précipité le chef d’entreprise sur les lieux au milieu de la nuit. Le spectacle qui l’attendait est de ceux qu’on n'oublie jamais. « Ce sont des amis qui m'ont prévenu. Quand je suis arrivé à 1h30 du matin, le bâtiment était en feu, complètement en feu. Des flammes sortaient de partout », confie-t-il, la voix encore marquée par l’émotion.
Malgré la présence massive des secours, le sort en était jeté : « Les pompiers étaient tout autour, mais c’était trop tard. »
Un outil de travail réduit en cendres
Signal Market, spécialisé dans le commerce de gros d’équipements industriels et de signalisation routière, n’est plus qu’une carcasse de béton et d’acier. Le gérant dresse un inventaire douloureux des pertes : « On a perdu les bâtiments, plus toute la production de panneaux : l'imprimante, les ordinateurs, le matériel stocké... Tout ça, c'est fini. On a aussi la partie Axial Signalisation qui fait du marquage routier : là, les machines qui servent à faire les peintures au sol ont été incendiées, cramées. »
Interrogé sur le montant des dégâts, Marc Dubois marque un silence avant d'avouer sa pudeur face au désastre : « À combien j'estime les pertes ? Alors là... j'ai pas encore osé compter. Entre le bâtiment et le matériel, ça doit être assez énorme. »
La résilience malgré le désastre : « Le plus important, c'est de continuer »
Malgré le choc et l’incertitude concernant les aides éventuelles de la mairie ou de la zone d'activité (« C’est trop tôt, je n’en sais rien du tout »), l’entrepreneur refuse de baisser les bras. Sa priorité ? Ses clients et ses engagements.
« On ne va pas attendre les aides, on va se débrouiller avec nos propres moyens. On va essayer de continuer la production ailleurs, dans des locaux temporaires, en achetant du matériel pour pouvoir répondre à nos clients rapidement », martèle-t-il avec une détermination forçant le respect. Pour lui, l'urgence est opérationnelle : « On continue la production, on répond aux demandes. C’est le plus important. »
Alors que le sinistre a également touché un autre entrepôt de 250 m² et plusieurs véhicules de transport, la solidarité s'organise dans la zone de Rognac. Mais pour Marc Dubois, le chemin de la reconstruction sera long.
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