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Justice

Altercation entre Delogu et des policiers à Marseille : le député LFI dénonce des "fuites policières mensongères"

2min

Par Maritima 29/08/2026 à 10:53

Le député insoumis Sébastien Delogu, placé en garde à vue jeudi après une altercation avec des policiers, a dénoncé vendredi "une campagne médiatique de dénigrement, alimentée par des fuites policières mensongères".

Dans un communiqué, le député marseillais s'insurge contre "des accusations d'outrage nullement étayées (et qu'(il) réfute)" qui lui ont valu "8 heures de garde à vue" alors que, souligne-t-il, il s'était présenté "volontairement" au commissariat jeudi après-midi.

"A l'issue de cette procédure démesurée, dont la presse a été informée en temps réel, à chaque étape, contrevenant à toutes les règles de la confidentialité, le parquet a décidé de me renvoyer devant le tribunal correctionnel" le 13 novembre, s'insurge M. Delogu, qui "réfute absolument les accusations relayées dans la presse (lui) reprochant d'être intervenu pour faire obstacle à une intervention policière dans (son) immeuble".

"C'est au contraire moi qui ai été injurié et agressé sans aucune raison", affirme-t-il.

Le parquet de Marseille avait confirmé jeudi le placement en garde à vue du député dans le cadre d'une "enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Trois policiers avaient porté plainte contre M. Delogu suite à l'incident survenu lundi, le parlementaire déposant de son côté une plainte contre X pour injures et violences physiques.

Les faits s'étaient produits vers 15H15, alors que trois policiers en civil, à la recherche d'un homme soupçonné de vol de montre, tentaient de pénétrer dans l'immeuble où habite le député et qui rentrait chez lui.

Affirmant que les policiers n'avaient pas décliné leur identité, M. Delogu a, dans un premier temps, refusé de les laisser entrer avant de les retrouver quelques instants plus tard sur son palier, où les échanges ont dégénéré.

Le parlementaire avait transmis aux médias des enregistrements vidéo partiels de l'incident. D'autres ont également circulé.

Selon la version du député, l'un des policiers l'a insulté, le traitant de "merde" et lui lançant "tu pues de la gueule" avant d'appuyer "son poing fermé sur (sa) poitrine".

De leur côté, les policiers ont affirmé dans des PV que l'AFP a pu consulter que M. Delogu s'était opposé "physiquement" à leur entrée dans l'immeuble, avant de les traiter notamment de "bande de fatigués" ou encore, pour l'un d'eux, de "trou du cul".

L'homme recherché pour vol a été interpellé sans encombre jeudi dans un appartement situé en face de celui de M. Delogu. Jugé en comparution immédiate, il a été relaxé, a indiqué vendredi le parquet à l'AFP.

 

© Agence France-Presse

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