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DIRECT - Des couvres-feu pour ce soir et un acte II annoncé par les Gilets Jaunes4min
Par Norhène Ouerfelli19/10/2026 à 11:05
Deux jours après les violences d'une intensité inédite, la tension reste vive et la réponse s'organise. Entre l'interdiction des manifestations à Marseille, des blocages symboliques et l'appel des maires aux rassemblements républicains, la sécurité et la colère des acteurs de terrain sont au cœur de toutes les tensions. Retrouvez en direct sur Maritima toute l'actualité de cette journée sous haute surveillance, l'évolution de la situation et les réactions des forces de l'ordre face à la crise.
15h44 : Commerces pillés en France : le gouvernement réunit des plateformes de revente et exige le retrait d'annonces en ligne (AFP)
15h23 : Émeutes : la Métropole Aix-Marseille chiffre les dégâts à 10 millions d'euros et réclame « l'état de catastrophe commerciale » Qualifiant les dégâts subis pendant le week-end de « point de bascule », le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, évalue les coûts de nettoyage et de remise en état pris en charge par la collectivité à plus de 10 millions d'euros. Pour soutenir les commerçants sinistrés, il réclame à l'État la reconnaissance d'un « état de catastrophe commerciale » pour garantir leur indemnisation automatique par les assurances, ainsi que le déblocage immédiat du Fonds émeutes, sans attendre l'aval formel de la Commission européenne.
14h39 : par communiqué de presse, le parquet de Marseille dresse un bilan judiciaire lourd après les violences et pillages du 17 octobre : 101 interpellations ont été recensées (74 majeurs et 27 mineurs), concernant principalement des vols avec dégradation en réunion (80 %) et des violences sur les forces de l'ordre (13 %). Avec un taux de déférement frôlant les 70 %, 30 personnes ont déjà été présentées à la justice et 38 autres le seront au cours de la journée. Pour faire face à cet afflux exceptionnel de dossiers, le tribunal judiciaire de Marseille s'organise en créant deux audiences supplémentaires de comparution immédiate mardi et mercredi.
14h13 : pillages. « On était livrés à nous-mêmes », dénonce la Fédération des commerçants de Marseille-Centre. Après ces scènes de pillage et des violences urbaines qui ont frappé le centre-ville de Marseille, le désarroi et la colère dominent chez les commerçants. Interrogé ce lundi sur Maritima, Guillaume Sicard, président de la Fédération des commerçants de Marseille Centre, déplore le manque d'anticipation et l'absence de forces de l'ordre au plus fort des dégradations, tout en appelant les citoyens au soutien économique et local.
13h38 : Grans. Le maire Philippe Leandri s'est également exprimé sur les réseaux sociaux à l'issue du rassemblement républicain organisé ce midi devant l'hôtel de ville. Faisant part de sa colère et de sa douleur face aux violences et aux pillages du week-end qui menacent la démocratie, l'élu a réaffirmé son soutien aux victimes, aux commerçants et aux forces de l'ordre, tout en remerciant les habitants mobilisés. Il a notamment appelé à mettre fin à l'impunité des casseurs en soutenant la proposition de loi « casseur-payeur » bientôt examinée au Sénat.
13h05: au moins 3000 commerces impactés dans le pays, le chômage partiel déclenché
Le gouvernement a annoncé "qu'au moins 3.000 commerces" avaient été touchés par des dégradations ou des pillages ce week-end et qu'ils pourraient bénéficier de mesures de chômage partiel dès mardi ainsi que d'un "fonds de soutien spécifique". "On a décidé de déclencher le chômage partiel dès demain, on le fait tout de suite à 100% (...) Il n'est pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire", a déclaré Sébastien Lecornu à l'issue de la cellule interministérielle de crise. "Nous allons débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces", a ajouté le Premier ministre car "bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock, y compris pour Noël" et "il y a "un besoin de trésorerie".
13h: prise de parole du gouvernement, des couvres-feu pour ce soir
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé avoir demandé aux préfets de "déclencher un certain nombre de couvre-feux" lundi soir qui seront "partiels" et "localisés" afin de protéger notamment les commerces,. La carte de ces couvre-feux devrait pouvoir être communiquée dans l'après-midi, après des discussions avec les maires concernés, a affirmé le chef du gouvernement à l'issue d'une cellule interministérielle de crise. L'état d'urgence sera instauré "si c'est utile", mais les couvre-feux "paraissent davantage adaptés", a-t-il aussi précisé.
S. Lecornu a également visé l'ultra gauche dans sa prise de parole. Il a accusé le mouvement de vouloir "organiser un désordre (...) profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle", après les violences du week-end en marge des mobilisations en France. "Il y a toute une nébuleuse qui peut s'activer pour même remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle", a-t-il assuré à l'issue d'une cellule interministérielle de crise. Il a affirmé qu'il tiendrait "un point spécifique" avec le ministre de l'Intérieur et les services de renseignement sur cette question.
12h44 : le déplacement du ministre de l’Intérieur à Marseille reporté
Initialement attendu à Marseille pour rencontrer le maire, les acteurs économiques et les forces de sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur reporte sa visite. Ce report s’explique par sa participation, cet après-midi, à une réunion de travail avec le Premier ministre et plusieurs autres membres du Gouvernement. Le ministre renouvelle son soutien au maire de Marseille, aux commerçants victimes des pillages ainsi qu’à l’ensemble des forces de l’ordre mobilisées sur le terrain (Communiqué préfecture de police).
12h00 : Martigues. Le rassemblement républicain à Martigues débute en ce moment même. En raison des conditions météorologiques et de la pluie, la mobilisation s'est repliée à l'intérieur du hall d'accueil de l'hôtel de ville, où le maire Gaby Charroux prend la parole entouré d'élus et d'habitants venus exprimer leur solidarité et rejeter la violence.

11h56 : Saint-Mitre-les-Remparts. Un rassemblement est organisé à 12h00 sur le parvis de l'hôtel de Ville.
Vincent Goyet, maire de Saint-Mitre-les-Remparts, son conseil municipal s'associent à l'appel de l'Association des maires de France (AMF) et invitent la population à un rassemblement républicain ce lundi 19 octobre à 13h, devant l'Hôtel de Ville. Le maire a décidé de mettre en berne les drapeaux des bâtiments municipaux durant toute la semaine, en signe de solidarité avec les communes frappées par ces violences.
À travers cette mobilisation, la municipalité entend rappeler son attachement indéfectible aux valeurs de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, ainsi qu'au respect des institutions démocratiques qui constituent le socle de notre République.
11h52 : ni Le Pen ni Bardella ne participeront à la réunion des chefs de parti autour de Lecornu
Le président du RN Jordan Bardella a annoncé lundi que ni lui, ni Marine Le Pen, ne participeraient à la réunion des chefs de parti autour de Sébastien Lecornu organisée après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre.
Le Rassemblement national sera "très certainement représenté par l'un de ses vice-présidents", a précisé Jordan Bardella. Lors de cette même conférence de presse, il a appelé le gouvernement à permettre aux membres du RN de participer "dans des conditions de sécurité saines et normales" au congrès du parti qui se tient le week-end prochain à Orléans.
11h23 : Martigues. Un rassemblement est organisé à 12h00 sur le parvis de l'hôtel de Ville. Face aux récentes violences tout en dénonçant les causes sociales de la colère (austérité, baisse du pouvoir d'achat, dégradation des services publics), le maire de Martigues, Gaby Charroux, appelle à un rassemblement républicain et solidaire ce lundi à 12 h devant l'hôtel de ville. Tout en condamnant fermement les pillages et la casse, il plaide pour une réponse collective, démocratique et axée sur la justice sociale plutôt que sur l'émeute ou le repli. Enfin, il se rendra à 17 h à la mairie de Marseille avec d'autres élus métropolitains pour remettre symboliquement une statue de Marianne au maire Benoît Payan.
11h10 : Carry-le Rouet. Un rassemblement est oraganisé pour 17h30 sur l'Esplanade Jean Jaurès;
11h09 : les gilets jaunes annoncent un "acte II" pour samedi 24 octobre. La coordination de gilets jaunes à l'origine des manifestations samedi dernier en France contre le coût de la vie, qui ont viré au chaos dans plusieurs villes, annonce lundi matin un "acte II" avec de nouvelles actions pour samedi.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, cette coordination a affiché une carte des mobilisations prévues le 24 octobre avec déjà plusieurs dizaines d'actions programmées. "Il y a clairement une énorme poussée pour qu'il y ait un Acte II", a expliqué à l'AFP Benjamin Ball, éditeur de ce site.
10h47 : Au lendemain des violences du 17 octobre à Marseille, qui ont fait 118 blessés parmi les forces de l'ordre locales sur 997 au niveau national, le syndicat de police UN1TE dénonce une situation catastrophique et des effectifs débordés face à 30 000 casseurs. Interrogé sur Maritima, le délégué Arnaud Blaise pointe des failles stratégiques et matérielles — notamment le manque de munitions, l'interdiction du LBD au profit des lacrymogènes et le repli forcé des unités — tout en déclinant la nécessité du secours de l'armée. À la veille de la visite du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le syndicat réclame des actes concrets, un cadre juridique plus protecteur et un changement de doctrine pour réimposer l'autorité face aux émeutiers.
10h23 : À la suite des violents affrontements et pillages du 17 octobre à Marseille, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdit tout rassemblement et toute manifestation dans la commune ce lundi 19 octobre 2026, de 12 h à 20 h. Un important dispositif de sécurité est déployé dans les zones stratégiques pour faire respecter l'arrêté préfectoral, exposant tout contrevenant à des verbalisations ou des interpellations, tandis qu'il est vivement conseillé aux habitants de limiter leurs déplacements en centre-ville.

10h19 : L'accès au musée du Louvre a été bloqué ce lundi matin par des étudiants, notamment de l'École du Louvre, mobilisés en soutien au mouvement lycéen et contre la « répression policière ».
9h21 : En réponse aux violences et destructions inédites du 17 octobre, l'Association des maires de France (AMF) appelle élus et citoyens à se réunir ce lundi 19 octobre devant leurs hôtels de ville pour un rassemblement républicain. Largement relayée dans les Bouches-du-Rhône — notamment à Aix-en-Provence, Istres ou Salon-de-Provence —, cette mobilisation vise à condamner fermement les exactions, exprimer leur solidarité envers les victimes et les forces de l'ordre, et réaffirmer l'unité républicaine ainsi que le rôle central des mairies dans la cohésion sociale.
09h04 : "Il y a eu 2.331 gardes à vue pendant le week-end, 70 % sont des majeurs, très souvent connus des services de police", dont "plus de 80 %" font l'objet de poursuites, et "il y a déjà des dizaines de détentions provisoires, dont 13 à Marseille", particulièrement touchée par les violences, a déclaré M. Darmanin sur France 2.
08h05 : Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez après les violences samedi dans plusieurs grandes villes, et a demandé au ministre de l'Intérieur de déployer "au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d'action (...) contre les casseurs", a annoncé lundi l'Elysée.
Avec AFP
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