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Justice

Pillages à Marseille : les comparutions immédiates s'enchaînent au tribunal, la facture s'annonce lourde pour la Métropole

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Par Rémy Reponty21/10/2026 à 15:45

À Marseille, parmi les 107 interpellés pour avoir participer aux pillages du samedi 17 octobre, certains sont présentés devant la justice en comparution immédiate depuis ce lundi. Mardi, une trentaine d'entre eux étaient jugés au Tribunal correctionnel de Marseille et c'est le procureur de la République, Nicolas Bessone, qui menait les réquisitions pour le ministère public dans l'une des salles d'audience. La Métropole Aix-Marseille-Provence s'est portée partie civile sur 12 de ces dossiers car elle nettoie les déchets et répare la voirie considérablement dégradée par les émeutiers et les incendies.

Le tribunal correctionnel de Marseille est le théâtre d'audiences sous haute tension depuis le début de la semaine. Suite aux violences et aux pillages qui ont secoué la cité phocéenne le samedi 17 octobre, 107 interpellations ont été recensées. Une soixantaine de préjudiciables ont déjà été jugés depuis lundi, tandis que la justice s'attelle à réprimer ces actes de vandalisme et à chiffrer les lourds dégâts subis par les collectivités.

 

L'interview de Maître Pierre Bruno, l'avocat de la Métropole Aix-Marseille-Provence, dans cette vidéo.

 

(Interview, images et montage : Rémy Reponty pour Maritima Médias.)

 

Une vague de comparutions immédiates après les violences du 17 octobre

Depuis ce lundi, la justice s'active dans l'une des salles d'audience du tribunal correctionnel de Marseille. L'institution judiciaire fait face au flux de dossiers consécutifs aux graves incidents du samedi 17 octobre 2026. Sur les 107 interpellations opérées par les forces de l'ordre pour participation à ces pillages, une trentaine d'individus ont comparu ce mardi sous le régime de la comparution immédiate.

Sous la direction des réquisitions menées par le procureur de la République, Nicolas Bessone, les magistrats examinent les responsabilités de chacun face à des profils parfois insoupçonnés, comme l'explique une des parties civiles : « Ce sont des gens qui ont pénétré les magasins, les commerces, qui ont tout cassé. Et effectivement, les profils peuvent vous paraître faibles par rapport aux dégâts qui ont été commis, mais à un moment donné, ils ont décidé de participer à cet attroupement, il va falloir à un moment donné que le casseur paie », souligne maître Pierre Bruno, avocat de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

 

Me Pierre Bruno, l'avocat de la Métropole AMP, partie civile dans  certains dossiers.

 

Un préjudice provisoire estimé à près de 12,5 millions d'euros pour la Métropole

Portée partie civile sur 12 des dossiers traités ce mardi , la Métropole Aix-Marseille-Provence est en première ligne pour chiffrer l'impact financier de ces violences urbaines, notamment en raison des infrastructures publiques endommagées, des équipements incendiés et de la voirie dégradée.

Un montant colossal et d'ores et déjà vertigineux est avancé par le conseil de la collectivité : « On a un préjudice aujourd’hui pour la Métropole qui est chiffré provisoirement à 12 490 000 € et qui va augmenter, forcément. On espère que samedi prochain, il ne se passera pas la même chose, et on l'espère tous », confie maître Pierre Bruno.

À l'image des dégradations majeures constatées au bas de la rue de la République, où conteneurs et voirie ont été la proie des flammes, nécessitant de lourds chantiers de réfection : « Quand vous voyez par exemple... au bas de la rue de la République, on va devoir engager des millions d’euros de réfection du bas de la République parce que les conteneurs ont été brûlés, la voie a été brûlée, il va falloir tout refaire, et donc c’est forcément le contribuable qui paie », rappelle l'avocat, justifiant pleinement l'action de la Métropole pour obtenir réparation auprès des auteurs de ces actes. Une mande forfaitaire de 2 000 euros a été estimée par l'institution territoriale pour les contrevenants concernés.

Les audiences de comparutions immédiates se poursuivent au tribunal judiciaire de Marseille, alors que les enquêteurs continuent d'exploiter les images de ce samedi noir et les éléments recueillis pour identifier l'ensemble des participants.

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