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Conflits familiaux : quels sont les droits des grands-parents pour voir leurs petits-enfants ?2min
Par Géraldine Ramelot03/03/2026 à 12:00
C’est une situation douloureuse que rencontrent de nombreuses familles : lorsque les relations entre parents et grands-parents se dégradent, les petits-enfants deviennent parfois l'enjeu du conflit. Mais que dit la loi ? Les grands-parents ont-ils un droit automatique de visite ? Maître Aurore Llopis, avocate à La Fare-les-Oliviers, nous éclaire sur ce sujet sensible dans notre chronique "Le Coach".
À son cabinet, Maître Llopis entend souvent la même interrogation : "J'ai le droit de voir mes petits-enfants, non ?". La réponse juridique est plus nuancée qu'il n'y paraît. En réalité, le Code civil ne parle pas d'un droit des grands-parents, mais bien d'un droit de l'enfant.
Le droit de l'enfant avant tout
Selon la loi française, un enfant a le droit d'entretenir des relations avec ses ascendants (grands-parents, arrière-grands-parents). "C’est important pour l’histoire familiale et les racines de l’enfant", souligne Maître Llopis. Ce droit est protégé, mais il n'est pas absolu.
Quand la justice peut-elle refuser ce lien ?
Le juge aux affaires familiales (JAF) peut rejeter une demande de droit de visite ou d'hébergement s'il existe des motifs graves. Ces motifs concernent principalement la sécurité et le bien-être de l'enfant mineur :
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Mise en danger : Si la fréquentation des grands-parents présente un risque physique ou psychologique.
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Influence toxique : Si les grands-parents dénigrent systématiquement les parents devant l'enfant.
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Rupture totale de dialogue : Si le conflit entre les adultes est tel qu'il devient préjudiciable à l'équilibre de l'enfant.
La médiation : la solution à privilégier
Avant de lancer une procédure judiciaire, souvent longue et éprouvante, la médiation familiale est vivement recommandée. "Il ne faut pas envisager la justice comme un moyen de régler ses comptes", prévient l'avocate.
Accepter une médiation envoie un message positif au juge : cela montre que les grands-parents agissent dans l'intérêt supérieur de l'enfant et cherchent l'apaisement plutôt que le conflit.
Les conseils du Coach pour maintenir le lien
Si le dialogue est rompu, Maître Llopis conseille aux grands-parents de rester constructifs :
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Gardez des preuves de votre attachement : Conservez des copies des cartes d'anniversaire envoyées, des photos de moments passés ensemble avant la rupture. Cela prouve l'existence d'un lien affectif préexistant.
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Ne jamais dénigrer les parents : C’est le piège le plus courant. Devant l'enfant ou devant la justice, restez neutre et respectueux envers les parents.
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Soyez patients et progressifs : Si le lien est rétabli par la justice, il se fera souvent de manière graduelle (quelques heures, puis une journée, avant d'envisager un hébergement).
À noter : À l'inverse, il n'existe aucune obligation légale forçant les grands-parents à garder leurs petits-enfants s'ils ne le souhaitent pas.
Besoin d’un conseil juridique personnalisé ?
Maître Aurore Llopis vous reçoit à son cabinet situé à La Fare-les-Oliviers.
Vous pouvez également poser vos questions pour la prochaine chronique "Le Coach" par mail à : coach@maritima.info.
Retrouvez la chronique "Le Coach" chaque jour sur l'antenne de Maritima Radio
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