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Liquidation judiciaire pour le chausseur André, après 130 ans d'existence 2min
Par Maritima 29/09/2026 à 16:15
Le chausseur français André, fondé en 1896, a été placé en liquidation judiciaire, dans un contexte de consommation morose pour le prêt-à-porter traditionnel.
Ses escarpins, bottines et mocassins paradaient en vitrine depuis 130 ans. Mais la marque André, née à la fin du XIXe siècle à Nancy (est), a, comme beaucoup d'enseignes du prêt-à-porter, été durement chahutée par la conjoncture ces dernières années.
Le 9 septembre, le tribunal des activités économiques de Paris a finalement placé en liquidation judiciaire cette société en cessation de paiement qui n'emploie plus que 30 salariés.
Le redressement était, à ses yeux, impossible et ce, pour plusieurs raisons, dont des "problèmes avec le bailleur", mais aussi "l'échec des négociations" avec le géant des centres commerciaux Westfield.
L'entreprise plus que centenaire n'a pas résisté aux vents contraires qui ont soufflé sur le prêt-à-porter de milieu de gamme.
Celui-ci a souffert d’abord de la pandémie de Covid qui a contraint les magasins à fermer, puis de la guerre en Ukraine qui a fait flamber les cours des matières premières, enfin de la féroce concurrence de la mode ultra-éphémère dont Shein est le symbole ainsi que celle de la seconde main avec Vinted en figure de proue.
De nombreuses marques en ont fait les frais ces dernières années, désertant les centres-villes, comme Camaïeu, Esprit, Naf Naf, Minelli, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, Kaporal, Burton of London...
Certaines ont réduit la voilure pour survivre, d'autres ont été placées en redressement judiciaire, d'autres encore ont été purement et simplement liquidées.
© Agence France-Presse
Photo par JULIE SEBADELHA / AFP
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