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Manifestations : les gilets jaunes veulent "aller plus loin" et "élargir le mouvement" 2min
Par Maritima 29/10/2026 à 10:59
Benjamin Ball, membre de la coordination des gilets jaunes, a appelé jeudi à "aller plus loin" et "élargir le mouvement" de contestation dans le pays, estimant que "800.000 personnes dans la rue, ce n'est pas assez pour faire céder un gouvernement".
"Pour moi, le 17 octobre, c'est un début. (...) Quand on met seulement 800.000 personnes dans les rues, ce n'est pas assez pour pouvoir faire céder un gouvernement". "On voit qu'il y a besoin d'aller plus loin" et "d'élargir le mouvement", a dit sur RMC Benjamin Ball, également éditeur du site qui cartographie les actions des gilets jaunes.
La mobilisation du 24 octobre a rassemblé entre 410.000 (selon la police) et 800.000 personnes (selon la CGT), un chiffre en léger recul par rapport à la première mobilisation du 17 octobre qui avait rassemblé 550.000 (police) à 800.000 personnes (CGT).
En plus de la manifestation "pour les libertés publiques" prévue samedi, les gilets jaunes ont appelé à un "prélude" vendredi, avec des "casserolades" devant l'Assemblée nationale ou les mairies, puis à rejoindre la journée de grèves et de manifestations du 5 novembre.
"On doit faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un 5 novembre intersyndical seulement, mais le 5 novembre du peuple". "Et nous, après le 5, on appelle à un 6-7" ("six-seven", en référence à une expression devenue virale en particulier chez les plus jeunes), a-t-il dit.
"Des États généraux"
Sur leur site, les gilets jaunes appellent ainsi à "reconduire" grèves et blocages le 6 novembre, puis à un "Acte IV" samedi 7 novembre "pour l'égalité réelle", avec des manifestations partout en France.
Bloquer le pays, "c'est nécessaire, puisque le président de la République refuse de répondre aux revendications" ; il faut "créer un rapport de force" pour "qu'au lieu de s'occuper de ses amis milliardaires, il s'occupe du peuple", a encore jugé M. Ball.
Il a rappelé que les gilets jaunes réclament "des États généraux, c'est-à-dire une rencontre avec l'ensemble des secteurs mobilisés" pour que le gouvernement puisse "répondre aux étudiants, aux paysans, aux gilets jaunes, aux profs, à la fonction publique, aux travailleurs, aux mouvements climat", qui réclament tous "un plan d'urgence".
Il a déploré que le président refuse les manifestations dans les centre-villes. "Il n'y a écrit nulle part dans la Constitution ni les textes associés que c'est le président de la République qui décide des tracés de manifestations", a-t-il souligné.
"Je comprends qu'il y ait des gens qui aient peur" des violences, mais "l'immense majorité des modes d'action" sont "bon enfant", et sur les piquets de grève et blocages, "on voit qu'il y a la solidarité, de la convivialité", a-t-il dit.
© Agence France-Presse
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