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Défilé du 14 Juillet : le Marseillais Benjamin portera haut les couleurs de Polytechnique sur les Champs-Élysées4min
Par Sarah LeGuen10/07/2026 à 18:30
Alors que les répétitions s'intensifient en région parisienne, le défilé militaire du 14 Juillet se prépare à offrir son lot d'émotions. Cette année, la cité phocéenne sera particulièrement mise à l'honneur. Parmi les milliers de militaires et d'élèves qui y participeront, deux jeunes de notre territoire seront à l'honneur. Adrien, originaire de la Côte Bleue, entre Sausset-les-Pins et Carry-le-Rouet, et Benjamin, Marseillais, tous les deux élèves de l'École polytechnique. Benjamin a été sélectionné pour défiler en tête du cortège au sein de la prestigieuse garde au drapeau. Entre fierté, pression et amour pour sa ville natale, il se confie à quelques jours de cet événement historique.
Le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées aura une saveur toute particulière. Parmi les milliers de militaires et d'élèves des grandes écoles qui battront le pavé de la plus belle avenue du monde, deux visages du territoire se distingueront : Benjamin, le Marseillais qui aura le privilège de marcher en tête au sein de la garde au drapeau, et Adrien, enfant de la Côte Bleue. Tous deux s'apprêtent à vivre un moment suspendu.
« Un grand honneur et une part de pression »
À l'approche du jour J, l'ambiance au sein des troupes est au beau fixe, portée par une camaraderie solide, même si l'enjeu reste de taille. « C’est un grand honneur de pouvoir défiler sur les Champs-Élysées au 14 Juillet. Évidemment, ça apporte un peu de pression, mais étant donné la bonne ambiance pendant les répétitions, le fait que je fasse ça avec toute ma promotion et mes camarades qui sont désormais des amis, c’est un plaisir. »
Intégré à la garde au drapeau – un groupe restreint d’une dizaine d’élèves titulaires et remplaçants –, la mission de Benjamin et de ses camarades sera claire : « Protéger le drapeau de l’école à tout prix et représenter l’institution en tête des troupes. »
De Marseille à l’élite
Pour le jeune homme, ce défilé est aussi l'occasion de représenter Marseille. « Ça me fait plaisir parce que c’est une ville que j’affectionne beaucoup, j'ai grandi là-bas. »
Loin d'oublier d'où il vient, Benjamin tient à associer ses mentors à sa réussite actuelle : « C’est aussi grâce à la formation que j’ai reçue là-bas que j’ai pu intégrer l’école. Je tiens à beaucoup remercier les professeurs qui m’ont permis de travailler, déjà au lycée et en classe prépa pour réussir le concours. C’est un grand honneur pour moi de pouvoir participer à ça et de représenter un petit peu la ville à laquelle j’appartiens. »
Une vocation née lors de son premier contact avec la garde au drapeau, alors qu'il effectuait son stage de formation militaire d'officier à l'Académie de Saint-Cyr Coëtquidan, en Bretagne. Impressionné à l'époque, il a su transformer ce rêve en réalité à force de travail.
Dans les coulisses des répétitions
Derrière les images impeccables retransmises à la télévision, se cachent des journées d'entraînement d'une rigueur absolue. Depuis la fin de leurs examens, les élèves de Polytechnique ont rejoint le camp de Satory, près de Versailles, pour s'exercer aux côtés des autres corps d'armée avec des simulations grandeur nature. Les journées consistent à répéter l'ordre serré pour obtenir une coordination millimétrée. « On s’entraîne à faire les bons mouvements, la bonne coordination. Le timing est très, très important. » Le défilé exige de caler chaque pas en fonction des retours précis des instructeurs afin d'ajuster les lignes en temps réel pour un effet visuel parfait.
« S'investir à fond dans les valeurs qu'on défend »
Interrogé sur ce qu'il aimerait transmettre aux jeunes qui le regarderont défiler mardi prochain, Benjamin insiste sur le sens profond de cet engagement, bien au-delà de la simple vitrine médiatique. « Défiler, d'un côté, c'est une récompense pour le travail fourni, mais il faut comprendre que c'est aussi une sorte de mission qu'on nous donne. On veut représenter la France. L'idée qu'il faut avoir en tête, ce n'est pas "je veux défiler pour paraître à la télé ou faire plaisir à ma famille". »
Pour lui, la clé de la réussite réside dans l'alignement avec ses propres convictions : « On est là aussi pour montrer qu’on va honorer la formation qu’on a reçue, et donc qu’on va s’investir à fond dans les valeurs qu’on défend. Je pense que la première étape, c'est tout simplement d'essayer d'adopter ces valeurs, de trouver un peu sa voie. À partir de là, il faut faire tout ce qu’il faut pour suivre ses convictions (...). Si on a la bonne motivation et qu'on fait les bonnes actions pour y arriver, je ne vois pas pourquoi ce serait plus difficile pour quelqu'un d'autre d'arriver à faire ce défilé. »
Le rêve éveillé d'Adrien
Pour Adrien, passer des bancs de la faculté de Provence à la rigueur militaire des répétitions pour la fête nationale suscite chez le jeune homme un profond sentiment d'émerveillement. Une transition fulgurante qu'il a encore du mal à réaliser : « Aujourd'hui, défiler le 14 Juillet sur les Champs-Élysées a quelque chose d'assez irréel : il y a tout juste un an, j'étais encore un étudiant qui sortait d'une longue période de concours et qui se réjouissait simplement de partir bientôt en vacances. Me retrouver aujourd'hui au sein du défilé national, c'est surréaliste. »
Mardi prochain, les yeux de milliers de Marseillais seront rivés sur leurs écrans pour suivre les pas cadencés d'Adrien et de Benjamin, fiertés de notre département !
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