Marseille
-
OM
L'OM entame une diète sévère3min
Par Maritima 27/06/2026 à 18:20
Sous contrôle étroit de l’UEFA et de la DNCG, l’OM entame une diète sévère: alors que l’on ne sait toujours pas qui dirigera l’équipe la saison prochaine, le directeur sportif Grégory Lorenzi doit vendre des joueurs et faire considérablement baisser la masse salariale.
En stand-by depuis plusieurs semaines, l'OM, au moins, sait désormais précisément à quoi s'en tenir. Et, sans surprise, il va falloir se serrer la ceinture.
"La situation reste compliquée et impose des efforts importants. L'UEFA et la DNCG attendent du sérieux et une gestion rigoureuse", a résumé pour l'AFP une source au sein de la direction du club.
Vendredi soir, la DNCG a en effet imposé à l'OM un encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation (les dépenses de transfert), comme cela avait déjà été le cas à l'été 2021 et à l'hiver 2023.
Cette sanction recoupe assez largement celle infligée quelques jours plus tôt par l'UEFA qui, outre une amende de dix millions d'euros, avait imposé à l'OM une "restriction de la capacité d'enregistrer de nouveaux joueurs" pour la prochaine Ligue Europa.
Les hypothèses d'une exclusion de la Coupe d'Europe ou d'une relégation en L2 ont donc été écartées (même si la menace reste présente pour les prochaines saisons du côté UEFA), mais le propriétaire américain Frank McCourt a encore dû apporter des garanties.
Train de vie raisonnable
"Pour être honnête, je n'avais pas forcément compris il y a dix ans le niveau d'investissement qui serait nécessaire. Mais ça a toujours été un grand plaisir", avait assuré l'homme d'affaires américain en avril, lors de la conférence de présentation du nouveau président du club, Stéphane Richard.
Dans l'entourage de McCourt, on avance le chiffre de 650 à 700M d'euros investis dans le club depuis son rachat en 2016 et un certain agacement. La gouvernance du football français et la faiblesse historique des droits TV sont pointés du doigt, comme les derniers mois du mandat de Pablo Longoria.
"On doit faire mieux à l'OM, dans la gestion du club. Il ne s'agit pas que de dépenser de l'argent", avait ainsi lancé McCourt, toujours en avril.
Avec sa cinquième place la saison dernière, l'OM avait de toutes façons prévu de revenir à un train de vie plus raisonnable. Les décisions de l'UEFA et de la DNCG rendent désormais cette perspective encore plus indispensable.
Dans ce paysage bouché, l'annonce jeudi de la signature d'un nouveau contrat de "naming" du Vélodrome est apparue comme une rare bonne nouvelle.
Quel coach ?
Le stade du boulevard Michelet s'appellera désormais et pour sept ans "CEPAC Vélodrome", du nom de la banque régionale qui accompagne déjà l'OM depuis 40 ans.
Interrogé par l'AFP, Stéphane Richard a évoqué un montant "un peu supérieur" à celui que versait Orange depuis 2016 et qui était d'environ 2,5 millions d'euros par saison. Le nouveau montant s'accompagne par ailleurs d'une hausse du sponsoring en cours par la CEPAC, selon deux sources au sein du club.
Mais l'opération reste bien sûr marginale face aux difficultés financières du club, dont les pertes se sont creusées, passant de 12,6 millions d'euros en 2022-2023 à 39M en 2023-2024 puis 105M la saison suivante, le chiffre le plus élevé depuis l'arrivée de McCourt.
Alors que le club n'a toujours pas réglé la question de son futur entraîneur -- Bruno Genesio est annoncé mais Habib Beye est toujours en poste --, c'est donc désormais Grégory Lorenzi qui se retrouve en première ligne.
Pour son premier mercato marseillais, le nouveau directeur sportif va devoir faire beaucoup avec peu car, comme a prévenu un dirigeant marseillais, "les paramètres UEFA et DNCG seront difficiles à respecter".
Sa priorité est pour l'instant de trouver des portes de sortie pour les joueurs ayant une valeur sur le marché des transferts et/ou des salaires importants. Mason Greenwood, Pierre-Emile Hojbjerg ou Leonardo Balerdi pourraient ainsi être transférés mais aucun joueur marseillais, même parmi les derniers arrivés, ne peut dire avec certitude qu'il sera encore à l'OM la saison prochaine.
© Agence France-Presse (par S. Touchot)
A lire aussi
Marseille
-
OM
Ligue 1: encadrement de la masse salariale pour l'OL et l'OM (DNCG)
Marseille
-
OM
"C'est un aboutissement très logique" : l'OM va désormais jouer au CEPAC Vélodrome
Marseille
-
OM
Le Stade Vélodrome devient le "CEPAC Vélodrome", contrat de sept ans
Marseille
-
OM
“Nous sommes Les Marseillaises”, l’OM sort un documentaire pour retracer la saison de l’équipe féminine

