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Prison avec sursis pour Hassen Hammou pour avoir usurpé sur snapchat l'identité d'Amine Kessaci3min
Par Maritima 09/01/2026 à 06:58
Ancienne figure marseillaise des Écologistes, Hassen Hammou a été condamné jeudi à deux mois de prison avec sursis et trois années d'inéligibilité pour avoir usurpé sur snapchat l'identité du militant antidrogue Amine Kessaci, lequel venait de perdre son frère Mehdi assassiné à Marseille.
Une source proche du dossier a expliqué à l'AFP que M. Hammou, déjà en délicatesse avec son parti et avec la justice, avait utilisé le compte snapchat d'une connaissance, changeant l'identité de ce compte pour le présenter comme étant celui d'Amine Kessaci, avec une photo de ce dernier.
En se faisant ainsi passer pour M. Kessaci, M. Hammou a échangé avec son propre directeur de campagne - manière de s'assurer qu'il lui était encore fidèle.
Placé en garde à vue mercredi, M. Hammou a comparu jeudi dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) - sorte de plaider-coupable - "pour des faits d'usurpation d'identité numérique au préjudice d'Amine Kessaci", qui avait porté plainte en novembre, selon le parquet.
M. Hammou a été condamné à deux mois de prison avec sursis, 750 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité. Il doit verser un euro à Amine Kessaci au titre du préjudice moral.
Les faits se sont déroulés fin novembre. La deuxième ville de France était sous le choc du récent assassinat en plein jour de Mehdi Kessaci, qualifié par la justice de possible "crime d'avertissement" à son frère.
MM. Kessaci et Hammou partagent une trajectoire quelque peu similaire au sein du même camp politique. Tous deux issus des quartiers Nord, ils ont initié très tôt leur militantisme, notamment en créant chacun sa propre association pour les victimes des trafics de drogue.
M. Hammou a lui été confronté ces derniers mois à des déboires judiciaires.
Mi-décembre, il a écopé de 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur: il avait eu des échanges avec un adolescent de 16 ans, en vue de "commettre un acte de nature sexuelle."
Cette affaire lui a coûté sa place, à Marseille, de chef de file des écologistes au sein d'une coalition de gauche pour les municipales de mars.
"Les Écologistes font part de leur profond dégoût à l'idée qu'une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci", a déploré le parti jeudi sur X, réagissant à l'affaire snapchat, dévoilée par le quotidien La Provence.
Contacté par l'AFP, M. Kessaci, lui même engagé avec Les Écologistes, n'a pas souhaité réagir.
© Agence France-Presse
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