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Municipales 2026 : "On ne peut pas tendre la main et faire un doigt d'honneur", Jérémy Bacchi (PCF) s'exprime sur Maritima3min
Par Maritima 16/03/2026 à 08:35
Au lendemain du premier tour des élections municipales, le sénateur communiste Jérémy Bacchi était l'invité de Maritima ce lundi matin. Entre satisfaction à Martigues, espoir de bascule à Arles ou Aubagne, et fermeté à Marseille face à La France Insoumise, il livre son analyse sur une semaine décisive pour la gauche dans les Bouches-du-Rhône.
La nuit a été courte pour les états-majors politiques. À Marseille, si Benoît Payan vire en tête, l'heure est déjà aux calculs pour le second tour. Pour Jérémy Bacchi, la stratégie du maire sortant est claire : le rassemblement, mais pas à n'importe quel prix.
Marseille : le refus catégorique de fusionner avec LFI
L'un des points de rupture majeurs de ce lendemain de scrutin est le refus du Printemps Marseillais de fusionner avec la liste de La France Insoumise menée par Sébastien Delogu. Jérémy Bacchi soutient sans ambiguïté cette décision, invoquant une campagne trop agressive de la part des Insoumis. "La politique, ce n’est pas ça. On peut avoir des options différentes, on peut aussi se respecter. Malheureusement, ce n’est pas le choix qui a été fait pendant plusieurs semaines et plusieurs mois, et le maire de Marseille en prend acte aujourd’hui", a-t-il déclaré au micro de Didier Gesualdi.
Le sénateur communiste va plus loin dans le constat : "On ne peut pas tendre la main et à la fois faire un doigt d'honneur pendant des mois à une liste concurrente. C’est très compliqué de justifier ensuite devant un électorat une fusion qui apparaîtrait du coup contre-nature."
Martigues : "Une direction municipale qui a répondu aux besoins"
À Martigues, le bastion communiste semble solide. Gaby Charroux se trouve en ballottage favorable, une situation qui n'étonne pas le sénateur. Selon lui, ce score valide une gestion de proximité efficace : "Le premier tour marque le souhait de continuer assez clairement avec une direction municipale qui a répondu aux besoins et aux attentes des Martégales et des Martégaux."
Toutefois, rien n'est acquis. Jérémy Bacchi appelle à un "sursaut" pour le second tour, ciblant particulièrement ceux qui ne se sont pas déplacés ce dimanche.
Faire barrage au Rassemblement National dans le département
Si certains prédisaient un "raz-de-marée" du Rassemblement National, Jérémy Bacchi se réjouit qu'aucune commune majeure ne soit tombée aux mains de l'extrême droite dès le premier tour. "Certains nous avaient prédit plusieurs communes qui tomberaient dès le premier tour, or il n’en a rien été et je m’en réjouis. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilants et mobilisés."
Pour le second tour, le sénateur place ses espoirs dans une dynamique de victoire collective de la gauche, des écologistes et des progressistes. Il croit notamment en une possible bascule dans des villes clés : "Je pense que nous avons des villes dans le département qui peuvent encore basculer, je pense à Arles, je pense bien évidemment à Aubagne."
La clé du second tour : Convaincre les abstentionnistes
Pour Jérémy Bacchi, l'enjeu des six prochains jours ne se situe plus dans les programmes, déjà connus de tous, mais dans la mobilisation pure.
"Ce qu’il va falloir convaincre dans les derniers jours, c’est plutôt celles et ceux qui pour des raisons X ou Y n’ont pas pu ou ne sont pas allés voter au premier tour. Il est important qu’ils le fassent au second pour porter des projets de progrès et de transformation sociale", conclut-il.
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