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Arnaud Drouot (Printemps Marseillais) : « Ce qu’on demande, c’est le même traitement que pour les Parisiens »3min
Par Maritima 26/04/2026 à 13:00
Dans un entretien accordé à Maritima pour l'émission Rue de la République, Arnaud Drouot revient sur la victoire de Benoît Payan, les ambitions du Printemps Marseillais et les tensions avec la Métropole. L'adjoint au maire de Marseille et vice-président de la Métropole évoque les défis budgétaires et prône la proximité et le dialogue.
Un rassemblement historique et cohérent
Arnaud Drouot attribue la victoire du Printemps Marseillais à la cohérence d'un projet porté par une équipe unie. "C'est le rassemblement de la gauche et des écologistes, un des plus forts que la France connaisse," souligne-t-il, précisant que l'important n'est plus l'étiquette, mais la capacité à dépasser les clivages pour répondre aux problématiques de tous les Marseillais, quel que soit leur quartier ou leur vote.
Face à la montée de l'extrême droite : la réponse par la proximité
Interrogé sur le score élevé du Rassemblement National, Arnaud Drouot ne cache pas son inquiétude face à un contexte national "difficile, voire désespérant." Localement, il pointe "l'effondrement terrible de la droite républicaine classique." Sa réponse ? Une présence renforcée sur le terrain. "Nous engageons l'ouverture d'un commissariat de police municipale par arrondissement," annonce-t-il, tout en soulignant le doublement des effectifs de police municipale pour favoriser la prévention et le dialogue au plus près des citoyens et des commerçants.
Métropole : Sortir des "Chicayas" pour un budget juste
L'un des tournants majeurs de ce mandat est l'apaisement des relations entre la Ville de Marseille et la Métropole. Arnaud Drouot salue la volonté du président Nicolas Isnard de mettre la Métropole au service des habitants. Cependant, le bras de fer budgétaire avec l'État reste vif.
Il soutient le choix "courageux mais risqué" de ne pas voter le budget métropolitain pour interpeller l'État sur ses responsabilités. Il dénonce les ponctions de l'État (dispositifs DILICO et FPIC) qui s'élèvent à plusieurs dizaines de millions d'euros, alors même que Marseille est incitée à investir massivement dans les transports (Plan Marseille en Grand). "On demande le même traitement que Paris," martèle-t-il, évoquant notamment le versement mobilité qui pourrait rapporter 200 millions d'euros supplémentaires.
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