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Municipales 2026
Municipales 2026 à Vitrolles : candidats, enjeux et programmes4min
Par Sarah LeGuen05/03/2026 à 08:15
Quel avenir pour Vitrolles en 2026 ? Sécurité, logement, fiscalité, transition énergétique et dynamisme économique figurent parmi les thèmes centraux d’une campagne qui oppose le maire sortant à deux autres candidats. Tour d’horizon des candidatures déclarées.
À quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la campagne s’organise à Vitrolles, commune d'environ 38 000 habitants. Pour rappel, 39 sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 4 au conseil communautaire. Trois listes sont officiellement en lice : celle du maire sortant Loïc Gachon (divers gauche), celle de Philip Farrugia (divers centre) et celle de Fabien Bravi (Rassemblement National).
Loïc Gachon : continuité, transition énergétique et « ville qui protège »
Maire depuis 2009, Loïc Gachon conduit la liste « Ensemble pour Vitrolles » (LDVG). L’édile met en avant un mandat 2020 marqué par des crises successives, comme la pandémie, l'inflation et la crise énergétique, qu’il présente comme des leviers d’innovation pour la commune.
Sa liste, renouvelée à 46 %, s’inscrit selon lui dans une logique de continuité et de rassemblement à gauche. Le programme s’articule autour de trois piliers :
- Protéger : sécurité, santé, solidarité et gestion des risques ;
- Projeter : transition énergétique, mobilités, adaptation climatique et développement économique ;
- Rassembler : culture, sport et vie associative.
Sur la sécurité, thème central du débat local, Loïc Gachon défend une approche globale. Il met en avant une police municipale d’environ 50 agents, un réseau de vidéoprotection et des actions de médiation, tout en rejetant une augmentation massive des effectifs qu’il juge démagogique.
Son ambition phare concerne l’énergie : un objectif de territoire « à énergie positive » à l’horizon 2035, avec développement du photovoltaïque et projet de géothermie profonde en partenariat avec de grands acteurs économiques du secteur aéroportuaire. Un nouveau parc urbain de 3,5 hectares en centre-ville figure également parmi les projets annoncés.
Face à la progression du Rassemblement National dans plusieurs communes, le maire sortant appelle à la stabilité et à l’expérience, estimant que la ville est aujourd’hui « paisible » et qu’il convient d’éviter toute « aventure ».
Philip Farrugia : alternative divers centre et priorité au cadre de vie
Philip Farrugia mène la liste « Vitrolles Unie » (LDVC). Ancien président de Vitropole, il se présente comme un candidat de rassemblement, se disant « sans étiquette », avec l’ambition de fédérer des profils allant des écologistes à la gauche modérée.
Sa candidature, qu’il dit portée par un collectif d’habitants, vise à proposer une alternative à la majorité sortante tout en évitant un basculement vers l’extrême droite, rappelant que Vitrolles a été dirigée par le Front National entre 1997 et 2002.
Ses priorités affichées :
- Sécurité, présentée comme une attente forte des habitants ;
- Propreté, qu’il considère comme un problème majeur ;
- Dynamisme économique, en s’appuyant sur les atouts de la zone d’activités (plus de 800 entreprises) et du centre commercial historique.
Fabien Bravi : sécurité, fiscalité et moratoire sur le logement social
Fabien Bravi conduit la liste « Vitrolles en ordre » (LRN). Engagé aux côtés d’élus de droite du territoire et ancien adjoint à la sécurité dans la commune de Marignane , il axe sa campagne sur le triptyque sécurité, ordre et gestion rigoureuse.
Le candidat dresse un constat sévère du bilan municipal, évoquant une dégradation du cadre de vie, une insécurité persistante et un déséquilibre urbain. Il met en avant des chiffres d’infractions et de violences pour qualifier Vitrolles parmi les communes les plus touchées du département.
Parmi ses propositions :
- Renforcement de la sécurité et utilisation « de tous les outils à disposition du maire » ;
- Baisse de la fiscalité locale, notamment de la taxe foncière ;
- Moratoire sur les nouveaux logements sociaux, qu’il juge trop nombreux ;
- Lutte accrue contre la saleté et les dépôts sauvages ;
- Pacte de croissance avec les entreprises locales pour stimuler l’emploi.
Il défend également une valorisation de l’identité provençale et du patrimoine local comme leviers d’attractivité.
Logement et attractivité : des attentes fortes
Parmi les préoccupations exprimées par les habitants figure l’accès au logement. Si le débat porte sur la part de logements sociaux et la densification urbaine, la question de l’accession à la propriété et de l’équilibre entre développement et cadre de vie s’annonce comme un enjeu majeur de la campagne. La sécurité, la propreté, la fiscalité et le développement économique constituent également des lignes de fracture entre les candidats.
En 2020, une victoire dès le premier tour
Lors des municipales de 2020, Loïc Gachon (LSOC) avait été réélu dès le premier tour avec 50,71 % des suffrages exprimés (4 561 voix).
Il devançait :
- Alain Arezki (LVEC) avec 19,23 % ;
- Philippe Sanchez (LRN) avec 18,69 % ;
- Christian Borelli (LLR) avec 7,58 % ;
- Bruno Morosini (LDVG) avec 3,76 %.
La commune avait ainsi été pourvue dès le premier tour.
Reste à savoir si, en 2026, la configuration politique locale permettra au maire sortant de conserver son fauteuil ou si l’un de ses deux adversaires parviendra à rebattre les cartes dans cette ville stratégique de la métropole.

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